BFM Alsace
Alsace

Assassinat de Sophie Le Tan: Jean-Marc Reiser condamné à la réclusion criminelle à perpétuité

Croquis d'audience de Jean-Marc Reiser lors de son procès pour l'assassinat présumé de Sophie Le Tan, le 28 juin 2022 à Strasbourg

Croquis d'audience de Jean-Marc Reiser lors de son procès pour l'assassinat présumé de Sophie Le Tan, le 28 juin 2022 à Strasbourg - Benoit PEYRUCQ © 2019 AFP

Jean-Marc Reiser a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans pour le meurtre d'une étudiante de 20 ans Sophie Le Tan en septembre 2018. Le caractère prémédité a été reconnu.

Il aura fallu un peu plus de deux heures pour statuer. Jean-Marc Reiser est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans. La cour d'assises du Bas-Rhin, qui a suivi les réquisition de l'avocat général, a reconnu le caractère prémédité de son geste et le condamne pour assassinat. A l'énoncé du verdict, l'accusé est resté stoïque, main dans le dos, regard vers le sol.

Depuis janvier 2021 et tout au long du procès, Jean-Marc Reiser a admis avoir tué l'étudiante strasbourgeoise mais avait nié avoir prémédité son geste. Ses avocats avaient évoqué un "hasard regrettable". "Je souhaite que vous puissiez juger sereinement, que ce soit un verdict équitable, juste, non pas une exécution sommaire", a déclaré l'homme de 61 ans, dans une dernière longue prise de parole avant que les jurés ne partent délibérer.

"Dans cette fureur que je ne m'explique toujours pas aujourd'hui, il n'y avait rien de prémédité. Je n'en voulais pas particulièrement à Sophie Le Tan, je n'avais rien contre elle", a-t-il poursuivi. Il s'est plaint de nouveau d'être présenté "comme un monstre" dans une "espèce de lynchage médiatique".

La question de la préméditation centrale

La question de la préméditation était centrale dans ce procès. Sophie Le Tan a disparu le 7 septembre 2018 alors qu'elle devait visiter l'appartement de Jean-Marc Reiser qu'il avait mis en location via une annonce sur un site internet. "Un piège" tendu par l'homme de 61 ans, a martelé l'avocat général lors de ses réquisitions, estimant que la petite annonce était fausse dans le but d'attirer la jeune femme.

L'accusation a balayé la thèse, portée par la défense, d'un geste impulsif que Jean-Marc Reiser aurait ensuite tenté de dissimuler dans la précipitation. Pour les parties civiles, la préméditation ne faisait aucun doute. "Il s'organise pour attirer sa proie dans sa toile", a estimé Me Rémi Stephan, l'un des avocats de la famille Le Tan.

Après le meurtre, le corps de Sophie Le Tan a été démembré puis dissimulé dans une forêt. Les débats, depuis le 27 juin devant la cour d'assises du Bas-Rhin, n'ont pas permis de déterminer comment Sophie Le Tan est morte, ni si elle a subi des violences sexuelles. La question a été soulevée au cours du procès, même sr Jean-Marc Reiser n'était pas poursuivi pour viol.

https://twitter.com/justinecj Justine Chevalier Journaliste police-justice BFMTV