BFM Marseille

Marseille: la mairie mise sur la science pour faire face à la prolifération d'algues japonaises

Une algue japonaise menace les calanques de Marseille.

Une algue japonaise menace les calanques de Marseille. - BFM Marseille

Ces algues représentent des risques pour la biodiversité marine mais ne seraient pas dangereuses pour les baigneurs d'après la municipalité.

Depuis qu'elle a été identifiée il y a trois ans, cette algue prolifère dans les calanques marseillaises. De couleur verte, la rugulopteryx okamurae est visible à la surface et tapisse les fonds marins avec pour risque qu'elle "prenne la place de toutes les autres plantes et qu'elle devienne la seule qui puisse exister" explique Didier Réault, président du Parc National des Calanques à BFM Marseille.

Pour lutter contre l'invasion de cette algue, la mairie de Marseille compte sur les recherches scientifiques qui permettront de mieux connaître cette espèce et s'engage auprès d'Aix-Marseille Université.

"Pour agir sur sa prolifération, il est tout d’abord nécessaire de mieux connaître cette espèce, d’étudier son évolution, et d’évaluer son impact sur la faune et la flore locale", écrit Aurélie Biancarelli-Lopes, adjointe au maire dans un communiqué.

Inoffensive pour les baigneurs

La ville de Marseille demande par ailleurs l'appui des autres collectivités et notamment de la Métropole Aix-Marseille-Provence pour "intensifier les actions de ramassage déjà engagées" sur les plages.

En effet, ce phénomène n'est pas propre à Marseille et l'algue pourrait même recouvrir tout le littoral méditerranéen de Montpellier à Nice d'ici trois ans si aucune solution n'est trouvée.

Si cette algue pourrait avoir des conséquences sur la biodiversité marine, elle ne serait pas dangereuse pour les baigneurs et les plaisanciers d'après le bataillon de marins-pompiers de Marseille sollicité par la mairie. Cette dernière maintient toutefois l'interdiction de se baigner dans les ports pour ne pas "aggraver le phénomène lié notamment à la pollution marine" justifie la mairie.

Emilie Roussey