BFM Marseille
Marseille

Marseille: des fusils d'assaut, du cannabis et des voitures de luxe saisis, 14 mises en examen

Un écusson de la police nationale (image d'illustration)

Un écusson de la police nationale (image d'illustration) - AFP

Les saisies comprennent au total seize armes longues dont des fusils d'assaut, quatre armes de poing, 37,5 kilos de cannabis, 333.990 euros et six véhicules dont une BMW d'une valeur de 77.000 euros.

Des fusils d'assaut, du cannabis, des voitures de luxe et plus de 300.000 euros ont été saisis à Marseille dans le cadre d'une opération contre un trafic de drogue ayant abouti à 14 mises en examen, a annoncé ce vendredi le parquet.

Les interpellations et saisies ont eu lieu mardi à la cité Campagne-Lévêque, un lieu connu pour être un point de deal important dans le nord de la ville, mais aussi à Port-de-Bouc et Châteauneuf-les-Martigues, deux petites villes situées à l'ouest de Marseille, dans les Bouches-du-Rhône.

Vaste coup de filet

"Ces dossiers ont mobilisé 280 policiers", ainsi que six maîtres-chiens spécialisés dans la recherche des stupéfiants et de l'argent mais aussi des chiens de capture dont deux de la gendarmerie nationale, a précisé le parquet de Marseille dans un communiqué.

Ce vaste coup de filet s'inscrit dans le cadre de deux informations judiciaires pour "trafic de stupéfiants et d'armes, association de malfaiteurs, blanchiment et non justification de ressources portant sur la période comprise entre 2020 et le 14 mars 2023, faits commis à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône", selon la même source.

Les saisies comprennent au total seize armes longues dont des fusils d'assaut, quatre armes de poing, 37,5 kilos de cannabis, 333.990 euros et six véhicules dont une BMW d'une valeur de 77.000 euros.

D'autres mises en examen à venir

Quatorze personnes ont pour l'heure été mises en examen - dont une placée en détention provisoire et six autres pour lesquelles ce placement a été requis - mais "d'autres mises en examen interviendront ultérieurement", a détaillé le parquet.

Ce dernier a particulièrement loué "la police judiciaire de Marseille qui par son travail sur la durée et en profondeur a permis ce démantèlement et ces saisies".

Magistrats, policiers et avocats s'inquiètent depuis des mois d'une réforme de la police judiciaire voulue par le ministre de l'Intérieur qui selon eux risque d'affaiblir les capacités à mener des enquêtes complexes et de longue haleine contre les trafics de drogue.

Plusieurs quartiers de Marseille, la deuxième ville de France, sont gangrénés par le trafic de stupéfiants. L'année 2022 a été particulièrement meurtrière avec plus d'une trentaine de victimes d'homicides en bande organisée, principalement sur fond de trafic de stupéfiants.

F.R. avec AFP