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Ce que l'on sait sur la mort d'un adolescent tué par balle à Arles

Illustration d'une voiture de police

Illustration d'une voiture de police - BFMTV

L'enquête confiée à la police judiciaire de Marseille privilégie la thèse d'un règlement de comptes, ou d'un acte d'intimidation qui aurait mal tourné.

Un adolescent de 15 ans est mort lundi, après avoir été touché par des tirs dimanche soir dans le quartier Griffeuille à Arles, dans les Bouches-du-Rhône. Une enquête a été confiée à la police judiciaire de Marseille, qui privilégie pour le moment la piste du règlement de comptes sur fond de trafic de stupéfiants, ou d'un acte d'intimidation qui aurait mal tourné.

· Au moins trois impacts de balles

Dimanche soir, entre 22 et 23h, Marwane, un adolescent de 15 ans, se promenait avec trois amis dans le quartier Griffeuille lorsqu'il a été touché par des tirs provenant d'une voiture. Selon les informations de BFM Marseille Provence, il aurait reçu au moins trois impacts de balles au niveau de l'abdomen.

En arrêt cardiaque à l'arrivée des secours, il a été transporté à l'hôpital, mais n'a pas survécu à ses blessures.

Ses amis, qui ont pris la fuite au moment des tirs, n'ont pas été blessés. Les tirs ont également atteint la façade d'un immeuble. Plusieurs habitants ont signalé que leur logement avait été touché par des balles, sans causer de blessé.

· Une douille de gros calibre retrouvée sur les lieux

Selon nos confrères de La Provence, l'arme utilisée serait un fusil d'assaut, mais les enquêteurs ne peuvent s'appuyer sur des images des faits, car il n'y a pas de vidéo-surveillance sur les lieux. Ce lundi, une source policière indique toutefois à BFM Marseille Provence qu'une douille de gros calibre a été retrouvée sur place.

La voiture d'où provenaient les tirs a été retrouvée incendiée à Saint-Martin-de-Crau, à une vingtaine de kilomètres d'Arles.

· La piste du règlement de comptes privilégiée

L'adolescent tué était inconnu des services de police. Les thèses du règlement de comptes sur fond de trafic de stupéfiants, ou d'un acte d'intimidation qui aurait mal tourné, sont toutefois privilégiées.

Une source policière indique que le hall du bâtiment dont la façade a été touchée par des tirs est un point de deal connu du quartier. La semaine dernière, une fusillade avait éclaté dans ce même quartier, sans faire de blessé.

· Trois jours de deuil municipal

Patrick de Carolis, le maire d'Arles, a décrété trois jours de deuil municipal à compter de ce lundi. "Ce matin, c’est toute une ville qui est choquée, en colère et endeuillée", a-t-il écrit sur son compte Facebook. Il a téléphoné aux parents de Marwane, un adolescent qu'il décrit comme "formidable", pour leur adresser "une pensée très émue".

Le maire d'Arles pointe du doigt la montée des violences dans sa ville.

"Ces règlements de comptes, ces fusillades ne sont plus réservées aux grandes villes. Ils touchent à présent nos quartiers, et pourrissent le quotidien des habitants. Je ne peux m’y résoudre."

Il rappelle avoir alerté les services de l'Etat sur ces violences "depuis plusieurs semaines". Il indique avoir de nouveau "fait connaître [s]a colère aux autorités compétentes", et précise que le cabinet du ministre de l'Intérieur a accepté sa demande "de renforts supplémentaires".

Le maire précise également qu'une cellule psychologique a été mise en place dès ce lundi après-midi dans les locaux de l'école Jules Vallès.

Cindy Chevaux et Laurène Rocheteau