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Mort de la gendarme Myriam Sakhri: la famille demande la réouverture de l'enquête

En 2011, cette gendarme de 32 ans s'était suicidée à son domicile de fonction. Sa famille dénonce le harcèlement dont elle était victime de la part d'un supérieur et d'autres militaires.

Neuf ans après sa mort, trois sœurs de la gendarme Myriam Sakhri réclament la réouverture de l'information judiciaire. Elles ont déposé une demande mercredi, selon une information du journal Le Monde.

Cette militaire de 32 ans s'était donné la mort en se tirant une balle dans la poitrine le 24 septembre 2011, au sein de la caserne Delfosse, à Lyon. Elle avait laissé un mot désignant son supérieur direct: "Merci à G. le connard!".

Toutefois, l'enquête rendue six mois après sa mort avait conclu à un suicide "pour raisons personnelles" et la thèse du harcèlement classée sans suite.

Des "pressions"

Pour ses proches, il ne fait pourtant aucun doute qu'il y a un lien entre le geste dramatique de Myriam Sakhri et le harcèlement dont elle aurait été victime, notamment des propos racistes. Signalés, ces agissements n'ont débouchés sur aucune intervention de la part de sa hiérarchie.

Selon les avocats de la famille, de nouveaux éléments sont apparus ces dernières années. Me Vincent Brengarth et Me William Bourdon dénoncent "des graves carences dans la conduite de l'enquête", auprès du Monde.

"Les principes d'impartialité et d'indépendance ont été bafoués", poursuivent-ils, évoquant "des pressions" sur les témoins pendant les investigations.

Ils demandent donc la reprise des investigations avec une enquête indépendante pour déterminer les responsabilités de chacun. Avec un espoir: que neuf ans, les langues se délient enfin.

Benjamin Rieth Journaliste BFM Régions