BFM Lyon

Le service des urgences de l'hôpital de Givors fermé la nuit jusqu'à fin novembre

Le service des urgences de l'hôpital de Givors ferme temporairement jusqu'au 30 novembre prochain, de 20h30 à 7h30. Une fermeture motivée par des difficultés d'organisation qui n'arrange pas les patients.

Le service des urgences ferme temporairement au centre hospitalier de Givors. Depuis lundi soir et jusqu'au 30 novembre, l'accueil de nuit n'est plus assuré, entre 20h30 et 7h30.

Cette décision de la direction de l'hôpital est motivée par le manque de personnel pour faire tourner le service. Depuis plusieurs mois, deux postes de médecins sont notamment ouverts aux urgences de Givors, sans qu'ils ne soient pourvus.

Inquiétude des habitants

Pour les patients, il faut se diriger la nuit vers l'hôpital de Vienne ou celui de Lyon Sud. Mais, "on n'a pas tous la voiture et les moyens de transport ne tournent pas la nuit, déplore un patient à BFM Lyon. Les personnes âgées, ça va être galère pour eux et pour ceux qui n'ont pas le permis."

D'autres patients redoutent même que cette fermeture nocturne temporaire soit en réalité définitive. "Ils vont faire une expérience à mon avis d'un mois, s'inquiète une autre patiente. Et si ça marche, ils fermeront [le service des urgences] de manière définitive".

"Il y a beaucoup d'habitations par là et si on va à Lyon ou à Pierre-Bénite, ça nous fait trop loin. Là, on est secourus plus vite", rappelle cette patiente.

Journée d'action le 8 novembre

Cette situation, qui s'inscrit dans une situation de malaise à l'hôpital, n'a rien d'étonnant pour Christelle Franz, secrétaire départementale CGT Santé. Elle pointe du doigt "une dégradation de la qualité de travail" et de "la qualité de vie".

"Des conditions de travail énormes, avec des glissements de tâches énormes, détaille-t-elle. Aujourd'hui, on va nous demander de travailler plus, pour gagner moins". Et la responsable syndicale de tancer "une dégradation de la qualité de travail et de la qualité de vie".

"Plus personne ne veut venir travailler dans les services publics", poursuit Christelle Franz.

Pour protester contre cette fermeture nocturne temporaire, une journée d'action syndicale est prévue le 8 novembre prochain.

Laurent Canonico et Solenne Bertrand