BFM Lyon

"Ce n'était pas du courage, c'était de l'indignation": quatre ans après, Marin revient pour la première fois sur son agression

Marin Sauvajon est revenu pour la première fois sur son agression dans une vidéo publiée sur la page Facebook de son association "La Tête Haute - Je soutiens Marin".

Marin Sauvajon est revenu pour la première fois sur son agression dans une vidéo publiée sur la page Facebook de son association "La Tête Haute - Je soutiens Marin". - Capture d'écran Facebook

Marin Sauvajon avait été violemment agressé en novembre 2016 devant la gare Part-Dieu après s'être interposé pour défendre un couple qui s'embrassait.

Quatre ans et demi après les faits, Marin Sauvajon revient dans une courte vidéo sur le moment qui a fait basculer sa vie.

"Ce n'était pas du courage, c'était simplement de l'indignation", explique le jeune homme dans une vidéo publiée sur la page Facebook de son association La Tête Haute, lancée avec sa mère après son agression.

"Ça aurait pu être ma mère, ma sœur"

Tabassé et frappé à coups de béquille en novembre 2016 pour défendre un couple qui s'embrassait devant la gare Part-Dieu à Lyon, son histoire avait suscité une vive émotion. Laissé pour mort, il avait été plongé dans le coma pendant une dizaine de jours.

"Quand j'ai vu cette femme avoir peur à l'arrêt de bus, je me suis dit que ça aurait pu être ma mère, ma sœur, ma copine. C'est pour ça que j'ai voulu intervenir", confie Marin, qui souffre encore aujourd'hui d'importantes lésions cérébrales.

"Être citoyen, c'est être libre de parler, de se balader, de rire avec ses amis", poursuit celui qui a été décoré de la Légion d'honneur en 2019, dans cette vidéo destinée à promouvoir la nouvelle campagne de sensibilisation de l'association. "En s'entraidant, tous ces drames quotidiens pourraient être évités, en sollicitant des gens, en levant les yeux de son téléphone". Et de conclure: "ensemble, chassons la peur de nos rues et gardons la tête haute".

Benjamin Rieth Journaliste BFM Régions