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Dunkerquois: le taux d'incidence au-dessus de 1000, deux patients transférés en Normandie

Le centre hospitalier de Dunkerque (Nord), le 17 février 2021.

Le centre hospitalier de Dunkerque (Nord), le 17 février 2021. - DENIS CHARLET / AFP

La situation sanitaire est alarmante dans la Communauté urbaine de Dunkerque, où la tension hospitalière s'accroît et où s'applique désormais un confinement localisé le week-end.

Le taux d'incidence n'en finit plus de grimper dans la Communauté urbaine de Dunkerque. Il atteint ce mardi le seuil de 1039 cas positifs au Covid-19 pour 100.000 habitants, selon l'Agence régionale de Santé (ARS) Hauts-de-France. Aucune autre collectivité ne présente des chiffres aussi élevés ailleurs sur le territoire. Dans les Hauts de Flandre, il est estimé à 899.

À Dunkerque même, ce taux dépasse également les 1000 cas pour 100.000 personnes. Il y a une semaine, c'est le cap de 900 qui avait été franchi, signe d'une importante dégradation de la situation sanitaire. À titre de comparaison, l'ancien seuil "d'alerte maximale" avait été fixé à 250, un total quatre fois inférieur au taux d'incidence actuel.

Conséquence de ces conditions sanitaires dégradées, les campagnes de dépistage se poursuivent tandis qu'un confinement est désormais imposé le week-end dans le Dunkerquois et les Hauts de Flandre pour freiner l'épidémie et soulager l'hôpital de la commune.

100 nouveaux lits de réanimation

Face à l'afflux de malades observé à l'hôpital de Dunkerque, deux patients ont été transférés ce mardi vers l'hôpital du Havre, en Normandie, a indiqué l'Agence régionale de Santé des Hauts-de-France. Jusqu'ici, 79 transferts avaient été réalisés, tous en direction d'établissements hospitaliers situés dans la région, il s'agit donc du premier transfert hors des Hauts-de-France.

"Ces premiers transferts interviennent alors que les services de réanimation et de soins critiques de la région ne sont pas à l’heure actuelle totalement saturés, afin d’anticiper toutes difficultés à venir dans la prise en charge des patients", précise l'ARS des Hauts-de-France.

Pour faire face à une aggravation potentielle de la situation à l'échelle de la région, les autorités sanitaires annoncent en parallèle avoir "demandé aux hôpitaux publics et privés de la région d’ouvrir 100 lits de réanimation supplémentaires d’ici la fin de la semaine". De quoi porter à 800 le nombre de lits de réanimation, contre 460 hors contexte de crise sanitaire.

Florian Bouhot