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À Lille, les commerçants de la place des Reignaux dénoncent l'insécurité

Au début du mois de juin, un homme est mort poignardé sur la place, un samedi midi. Les commerçants appellent au secours la mairie et la police.

En plein cœur du centre-ville, à deux pas de la gare Lille-Flandres, la place des Reigneaux a une réputation un peu à part: population marginale, trafics de drogue, violences récurrentes... Au début du mois de juin, un homme est notamment mort poignardé en pleine journée.

Les commerçants de la place où se trouvent quelques hôtels et restaurants, un tabac ainsi que des "night shops", dénoncent l'insécurité.

"J'ai une employée de mon établissement qui a été agressée (...) j'ai des employés qui ont peur", affirme Sophie Millequand, directrice d'un hôtel, au micro de BFM Grand Lille.

Des rondes de la police municipale

Plusieurs de ses salariés auraient même pensé à démissionner "parce qu'ils ne se sentent plus en sécurité le soir", poursuit-elle. Un témoignage corroboré par d'autres commerçants, qui évoquent "des agressions et énormément de mendicité, parfois agressive". "C'est plutôt la clientèle des 'night shops' qui est compliquée à gérer puisque c'est une clientèle qui consomme pas mal d'alcool", précise François Carpentier, gérant d'un café-tabac sur la place.

Pour faire face à cette situation et alerter les pouvoirs publics, une union des commerçants a vu le jour sur la place.

"Ce qu'on souhaite, c'est avoir une place pacifiée. Il y a plein de jolis projets pour cette place mais il est essentiel que les gens puissent circuler librement, que les équipes n'aient pas peur de venir travailler", déclare Nicolas Clauzet, président de l'Union des commerçants Lille-Flandres et Reignaux.

En réponse aux inquiétudes des commerçants, la mairie de Lille a demandé à la police municipale de passer plus souvent sur les lieux. La brigade cynophile doit notamment y commencer sa ronde de nuit, tandis que les controles d'identité, de véhicules et les recherches de stupéfiants vont se répéter dans les prochaines semaines. Pour l'installation de caméras, il faudra toutefois encore patienter: la municipalité attend le résultat des élections dimanche.

Benjamin Rieth Journaliste BFM Régions