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"L'Iran a fait une énorme erreur": en un tweet, Trump fait s'envoler le cours du pétrole de 6%

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- - Jim Watson / AFP

Le locataire de la Maison Blanche a affirmé sur Twitter que l'Iran avait "fait une énorme erreur" en abattant un drone américain. Ce qui n'a pas tardé à faire réagir les marchés.

Les cours du pétrole ont bondi jeudi en cours de séance après un tweet du président américain affirmant que l'Iran, qui a abattu un drone américain, avait "fait une énorme erreur".

Déjà en hausse, le baril de WTI, référence à New York, a accentué sa progression après la publication du message de Donald Trump et s'est envolé de plus de 6%. Il évoluait vers 15H25 GMT à 56,92 dollars, en hausse de 5,9%. A Londres, le baril de Brent s'envolait de 3,91% à 64,24 dollars après avoir pris jusqu'à 4,8%.

Les Etats-Unis ont confirmé que les forces iraniennes avaient abattu un drone de surveillance de l'US Navy mais assuré qu'il se trouvait "dans l'espace aérien international" et a dénoncé une "attaque injustifiée". L'Iran assure de son côté que le drone se trouvait dans son espace aérien. L'escalade et la multiplication des incidents dans la région du Golfe font craindre qu'une étincelle ne mette le feu aux poudres. "Clairement la situation se dégrade rapidement et le marché l'intègre tout aussi rapidement", a commenté John Kilduff, spécialiste du courtage en énergie pour Again Capital. 

Vers une riposte américaine?

Une réunion sur le sujet se tient actuellement à la Maison Blanche, selon des médias américains. "Ils pourraient annoncer une riposte (...) qui serait probablement proportionnelle", a avancé John Kilduff. "Peut-être que cela va en rester à ce stade pour l'instant mais les prix du pétrole vont suivre de près la situation."

Robbie Fraser de Schneider Electric avait souligné plus tôt dans la journée que "du point de vue de l'offre et de la demande, cette escalade a un impact limité jusqu'à présent, puisque les sanctions américaines ont déjà fait chuter les exportations de brut iraniennes à quasiment zéro." "Mais la montée des tensions va alimenter la crainte de voir une recrudescence des attaques sur le trafic de brut et de produits pétroliers dans le détroit d'Ormuz, par où transite environ 30% du brut transporté par voie maritime à travers le monde", a-t-il ajouté.

Paul Louis avec AFP