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Taxe européenne sur le plastique non recyclé: qui va payer?

Une taxe sur les déchets plastiques non recyclés sera instaurée en 2021 au sein de l'Union européenne. La France devrait être l'un des principaux contributeurs.

Le plan de relance européen de 750 milliards d’euros désormais validé par les 27 Etats membres, l’UE va devoir partir à la recherche nouvelles ressources propres pour le financer. Plusieurs options sont déjà sur la table comme l’instauration d’une taxe carbone aux frontières, une taxe sur les géants du numérique ou encore sur les transactions financières.

Si ces différentes pistes doivent encore faire l’objet de discussions à Bruxelles, la création d’une taxe sur les emballages plastiques non recyclés est, elle, déjà actée et entrera en vigueur dès le 1er janvier 2021. Cette taxe était en effet prévue de longue date puisqu’elle a été initialement élaborée pour compenser la perte de la contribution britannique au budget européen en raison du Brexit, rappellent Les Echos.

Elle sera calculée sur le poids des déchets plastiques ménagers et non ménagers non recyclés à hauteur de 80 centimes d’euro par kilogramme. Un mécanisme permettant de ne pas trop taxer les pays les plus modestes sera instauré en parallèle.

Entre 1,3 et 1,4 milliard d’euros

La France, élève médiocre en la matière, devrait être l’un des principaux payeurs. Selon le quotidien économique, l’Etat devra payer à l’UE entre 1,3 et 1,4 milliard d’euros par an au titre de la "taxe plastique".

Sans doute cherchera-t-il à répercuter le coût sur les collectivités puisque la gestion des déchets relève de leurs compétences, ou même sur les fabricants et distributeurs via une augmentation de leur contribution aux éco-organismes en charge du recyclage actuellement fixée à 35 centimes par kilogramme d’emballage plastique.

Cette nouvelle taxe risque donc de peser sur les entreprises incitées à être plus vertueuses en encourageant le recyclage et en limitant l’utilisation du plastique. Dit autrement, rien n’exclut qu’elles décident de la répercuter à leur tour sur les consommateurs.

https://twitter.com/paul_louis_ Paul Louis Journaliste BFM Eco