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Retraites: Laurent Berger salue la "volonté d'ouverture" d'Édouard Philippe

Le secrétaire général de la CFDT a indiqué attendre des actes sur "l'âge pivot" qu'il souhaite voir retiré du projet de loi sur la réforme des retraites. Le Premier ministre devrait répondre "assez vite" sur ce point, a-t-il ajouté.

À l'issu d'une réunion avec Édouard Philippe pour tenter de trouver un compromis sur le financement du futur système de retraites, Laurent Berger a dit ce vendredi avoir "senti une volonté d'ouverture dans la parole" du Premier ministre sur l'âge pivot, "une mesure aveugle et injuste qui n'avait pas lieu d'être dans le projet de loi", selon lui.

Le secrétaire général de la CFDT qui a également dit attendre "des actes" plaide en effet depuis des semaines contre cette mesure inscrite dans le projet de loi sur la réforme des retraites. "Le Premier ministre nous a dit qu'il répondrait assez vite [...] à ces préoccupations", a-t-il déclaré.

"Remise à plat"

Il a insisté sur le fait que la CFDT "n'entrera dans la conférence de financement qu'à une seule condition": "une remise à plat (qui) commence par enlever l'âge d'équilibre". "Cette mesure, telle qu'elle est aujourd'hui, ne porte pas le sceau de la justice sociale", selon lui.

Lors de la rencontre, Laurent Berger a dit au Premier ministre que "la CFDT n'avait jamais été désintéressée par la question de l'équilibre (budgétaire), mais qu'une mesure aveugle et injuste comme celle-ci n'avait pas lieu d'être dans le projet de loi" actuel.

Le dirigeant du premier syndicat français, qui soutient le principe d'un système de retraite par points, a été reçu près d'une heure et quart, bien plus longtemps que ses homologues syndicaux et du patronat (45 minutes).

Paul Louis