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Respect du télétravail: "les contrôles sont nécessaires dans certaines entreprises"

Sur BFM Business, Audrey Richard, présidente de l'Association Nationale des DRH, exhorte les entreprises à "jouer le jeu" sur le télétravail "pour éviter un reconfinement".

Le gouvernement a tiré la sonnette d'alarme jeudi soir après avoir constaté une érosion du télétravail depuis le mois de novembre. Jeudi soir, le premier ministre Jean Castex a exhorté les entreprises à l'imposer plus largement. "Chaque jour compte", a martelé Elisabeth Borne, la ministre du Travail. Les contrôles seront renforcés pour s'assurer du respect de la mesure, avait-elle affirmé la veille sur Radio Classique.

"On n'a pas peur de ces contrôles, a réagi Audrey Richard, présidente de l'Association Nationale des DRH (ANDRH) sur BFM Business ce vendredi. Dans certaines entreprises, ils sont nécessaires. Jouons tous le jeu parce que c'est grâce à la responsabilité de tous qu'on évitera le reconfinement."

Quelles sanctions en cas de non respect?

Jusqu'à présent, il y a eu "assez peu de contrôles" dans les entreprises, selon Audrey Richard qui se fonde sur les dires des adhérents de l'ANDRH, qui respectent "en majorité" le télétravail.

"Je pense que derrière les entreprises qui font revenir leurs salariés sur site, c’est aussi des managers qui souhaitent avoir leurs collaborateurs sous la main et c’est une question de maturité managériale. Nous on doit former là-dessus", affirme Audrey Richard.

Elisabeth Borne a rappelé mercredi que des sanctions existaient en cas de non respect "des règles du protocole sanitaire en entreprise, qui prévoit un recours maximal au télétravail". En réalité, il est très difficile pour l'inspection du travail de sanctionner les entreprises. Il n'existe que deux leviers: la mise en demeure et si celle-ci ne suffit pas, la saisine de la justice en référé.

Si le télétravail n'est pas inscrit dans la loi, le code du Travail prévoit une obligation de sécurité pour l'employeur. C'est pour ces manquements que la responsabilité du chef d'entreprise peut être engagée mais c'est à la justice de trancher et non à l'administration.

https://twitter.com/Pauline_Dum Pauline Dumonteil Journaliste BFM Tech