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Réforme des retraites: les professions libérales entament une "grève glissante"

Le collectif SOS Retraites qui regroupe seize professions libérales appelle à une "grève glissante" à compter de ce vendredi et jusqu'au 6 janvier. Il dénonce "la négation, par l’exécutif, de l’existence des régimes autonomes" qui "n'ont jamais rien coûté aux contribuables".

À leur tour, les professions libérales veulent faire entendre leur mécontentement. Ce vendredi, le collectif SOS Retraites qui réunit seize professions de santé, de l’aérien, du droit et du chiffre appelle à une "grève glissante" qui pourra se poursuivre jusqu'au 6 janvier pour protester contre la réforme des retraites.

Dans un communiqué publié par le collectif, les infirmiers sont invités à refuser tout nouveau soin à partir du 3 janvier, les kinésithérapeutes à cesser le travail le même jour, les médecins à fermer leurs cabinets le 6 janvier, les experts comptables à organiser une "journée du désarroi" également le 6 janvier, etc.

Dans l’aérien, le SNPL, syndicat de pilotes majoritaire en France, avait initialement lancé un appel à la grève pour la journée du 3 janvier. Mais le préavis a finalement été suspendu en raison des "avancées significatives" obtenues du gouvernement avec "des éléments précis et engageant confirmant ces avancées".

"Hold-up d'État"

Le collectif SOS Retraites rassemble des "professions qui financent des régimes autonomes depuis des décennies sans avoir jamais rien coûté aux contribuables". "Ces professions ne peuvent cautionner les propositions de Jean-Paul Delevoye qui aboutiraient à supprimer ces régimes, à faire un hold-up d’État sur les réserves cotisées et à majorer le coût du maintien des retraites à leur niveau actuel, voire doubler les cotisations versées par certaines de ces professions (elles devraient passer de 14 à 28%, ndlr), sans toutefois garantir le maintien des pensions actuelles", explique encore le collectif dans un communiqué.

Il dénonce par ailleurs "la négation, par l’exécutif, de l’existence des régimes autonomes" et "rappelle sa volonté d’être exclu de ce fait de la réforme, et la responsabilité que porte ce même exécutif dans la confusion avec les régimes spéciaux".

Paul Louis