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Pour l'UFC Que Choisir, le Black Friday doit être encadré, pas décalé

Aux États-Unis, les ventes en ligne du Black Friday ont généré 17,9% de chiffres d'affaires de plus qu'en 2016. (image d'illustration)

Aux États-Unis, les ventes en ligne du Black Friday ont généré 17,9% de chiffres d'affaires de plus qu'en 2016. (image d'illustration) - Daniel Leal-Olivas - AFP

L'association de défense des consommateurs raille les gesticulations du gouvernement et dénonce les promotions "bidon" de cette opération commerciale.

La polémique autour du Black Friday continue à prendre de l'ampleur. D'une seule voix, le gouvernement, qui n'a pas le pouvoir d'interdire cette opération commerciale, a demandé aux distributeurs de décaler cette édition 2020 compte tenu du contexte.

"Est-ce que vraiment, vendredi prochain, c'est la bonne date pour organiser un Black Friday? Ma réponse est non", a ainsi affirmé Bruno Lemaire. "C’est une question de décence, on ne peut pas faire ce genre d’opération quand tous les commerçants ne peuvent pas y participer", déclare de son côté Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique.

Se faire avoir

Pour l'UFC Que Choisir, le problème n'est pas là. Pour Alain Bazot, son président interrogé par France Info, "plutôt que de gesticuler sur la date, (le gouvernement) a les pouvoirs d’agir vraiment, ajoute-t-il.

Il faut mieux encadrer le Black Friday et intégrer la directive communautaire sur ce point", explique-t-il.

Le dirigeant estime en effet qu'au lieu de décaler, il faut "encadrer cette journée de promotions bidon". Et d'asséner: "le Black Friday n’est pas du tout encadré, nous avons mené des enquêtes sur cette opération et c’est stupéfiant !"

Après enquête, l'UFC observe que les prix sont gonflés juste avant l'opération pour annoncer des promotions records. "Le Black Friday ne garantit nullement des bonnes affaires, les prix sont farfelus. On instrumentalise les envies de consommation des consommateurs mais avec des promos bidon", ajoute Alain Bazot.

Le responable enfonce le clou: "La capacité de se faire avoir sur cette opération est maximale. On attend que Bruno Le Maire mobilise la répression des fraudes plutôt que de gesticuler".

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business