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"Les résultats sont là": A Dunkerque, Macron défend sa politique économique

En visite dans l'usine pharmaceutique AstraZeneca à Dunkerque, qui va s'agrandir en investissant plus de 200 millions d'euros, le président de la République a défendu ses "réformes" qui "attirent des investisseurs" et "créent des emplois".

Emmanuel Macron a célébré lundi "les bonnes nouvelles" que représentent les annonces de nouveaux investissements de groupes étrangers en France, en visitant l'usine pharmaceutique AstraZeneca à Dunkerque, qui va s'agrandir en investissant plus de 200 millions d'euros.

"Je veux bien qu'on nous farcisse la tête de mauvaises nouvelles" mais "ce n'est pas vrai", a déploré le président en s'adressant à quelque 300 employés du groupe pharmaceutique anglo-suédois. "Les bonnes nouvelles n'arrivent pas toutes seules. Elles arrivent parce qu'on fait des réformes" et que "notre pays se bouge", a-t-il ajouté. "Bilan des courses: les résultats sont là. Ces deux dernières années et demi, on a créé un peu plus de 500.000 emplois, et depuis maintenant huit mois, on recrée des emplois dans l'industrie". "Nous sommes aujourd'hui le pays le plus attractif en terme d'investissements productifs", a-t-il affirmé.

Cette visite sur le site d'AstraZeneca a été organisée avant la tenue, lundi après-midi à Versailles, de l'événement Choose France organisé par l'Elysée. Quelque quatre milliards d'euros d'investissements par des groupes étrangers, dont une commande de 2 milliards d'euros aux Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire pour deux nouveaux paquebots, ont été annoncés.

125 emplois créés

AstraZeneca a annoncé un investissement de plus de 450 millions d'euros (500 millions de dollars) sur cinq ans en France, dont plus de 200 millions d'euros pour son site de Dunkerque, spécialisé dans la production de produits aérosols pour le traitement de l'asthme et de la bronchopneumopathie chronique obstructive. 125 emplois seront créés "pour accompagner cette montée en puissance", a précisé le directeur du site Pontus Rundstrom.

À quelques centaines de mètres de l'usine, une cinquantaine de manifestants CGT et une dizaine d'avocats du barreau de Dunkerque, qui souhaitaient interpeller le président contre le projet de réforme des retraites, ont été stoppés par un important dispositif policier.

"Nous aurions voulu être reçus afin que le président nous explique en quoi cette réforme est bonne", a déclaré Christelle Veignie, secrétaire générale de l'union locale de la CGT. Cette visite, "c'est de la provocation: il répond à l'appel de la finance, des multinationales, mais pas à celui des gens qui se mobilisent contre une réforme injuste", a-t-elle ajouté.

Les forces de l'ordre ont brièvement interpellé un avocat, Me Henry-François Cattoir, qui a dénoncé auprès de l'AFP "un abus de pouvoir".

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Emmanuel Macron

A.-K.M avec AFP