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Les pouvoirs de Taranis, le satellite français qui doit percer le secret des orages

La nuit prochaine, une fusée Vega lancera le satellite Taranis. Conçu par le Cnes, le CNRS et le CEA, il doit percer le secret des phénomènes lumineux associés aux orages.

Tout le monde sait ce qu'est un orage, mais ces phénomènes météorologiques cachent encore de nombreux mystères. Pour les percer, le Cnes, le CNRS et le CEA ont mis au point Taranis, un satellite qui étudiera leur formation pour prévenir leur conséquences. Il sera lancé cette nuit, à 2h52, depuis Kourou par une fusée Vega d'Arianespace.

Taranis est une merveille de science qui a pour objectif de comprendre l'origine des orages. Ca peut sembler théorique, mais ça a des répercussions très fortes sur notre connaissance du climat et sur la météorologie", explique sur BFM Business, Jean-Yves Le Gall, président du CNES.

Au delà de la pluie, du vent et de la foudre que tout le monde connait, les orages provoquent des phénomènes dont les noms semblent tout droit sorti de la mythologie ou de la science fiction. Des événements lumineux transitoires (TLE) appelés elfes, trolls, gnomes, farfadets, jets bleus (sprites en anglais) ou des flashs de rayons gamma terrestres (TGF) qui composent les éclairs que nous voyons depuis la terre.

Ces phénomènes perturbent parfois notre quotidien, comme la circulation des avions ou les coupures d'électricité qui ont de lourdes conséquences économiques. Grâce à Taranis, on va pouvoir analyser le pourquoi de ces conséquences et comprendre l'origine de ces sprites. En les comprenant, on pourra mieux les corriger", précise Jean-Yves Le Gall.

Le programme lunaire

Ce lancement sera le septième cette année depuis Kourou.

En 2020, nous avons lancé trois Ariane, deux Vega et deux Soyouz, ce sont de gros lancement avec plusieurs satellites à la fois, indique le patron du Cnes. On me rétorque toujours qu'en Chine, il y a des dizaines de lancements, mais ce sont des satellites plus petits. Il n'est pas pertinent de comparer le nombre de lancement, mais ce qu'on lance".

Justement, ce lundi, une fusée SpaceX est partie depuis la Floride vers la Station spatiale internationale (ISS) avec à son bord quatre astronautes. Une performance que suit de près le Cnes.

En effet, "le prochain client sur SpaceX sera Thomas Pesquet en mars ou avril. Au printemps, nous avons obtenu qu'il reparte six mois sur la station".

L'astronaute français s'entraîne déjà à Houston et porte déjà la combinaison à bandes rouges des commandants de bord de la station. "S'il est commandant pendant un certain temps, ça le qualifie pour aller sur la Lune dans la deuxième partie de la décennie", epsère Jean-Yves Le Gall.

https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco