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Le gouvernement fait bloc pour défendre la fusion Veolia-Suez

Après Matignon et Bercy, c'est au tour d'Elisabeth Borne, ministre du Travail, de soutenir le rachat de Suez par Veolia en soutenant qu'il n'y aura pas de pertes d'emplois en France.

La pression du gouvernement en faveur de la cession de Suez (filiale d'Engie) à Veolia. Après le soutien de Jean Castex, Premier ministre et de Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, c'est au tour d'Elisabeth Borne, ministre du Travail, de tenter de convaincre Suez d'accepter l'offre de Veolia.

Allant même jusqu'à soutenir l'idée de la création d'un "grand champion" français, la ministre du Travail a assuré sur BFM Business qu'il n'y aura pas de casse sociale en France.

"J'ai eu le PDG de Véolia [Antoine Frérot , NDLR] qui m'a assuré qu'il n'y aurait pas de perte d'emplois en France, a indiqué Elisabeth Borne sur BFM Business. Les syndicats de Suez le savent bien, c'est des contrats avec des collectivités qui vont continuer à être mis en oeuvre. L'objectif c'est qu'il n'y ait pas de suppression d'emplois en France."

Le conseil d'administration de Suez contre le projet de Veolia

Ce nouveau soutien isole un peu plus Suez qui n'est pas favorable à cette OPA. Ce mercredi, le conseil d'administration de Suez a publié un communiqué dans lequel il dénonce "l’approche hostile de Veolia incompatible avec l’intérêt de la société et de ses parties prenantes". Il réaffime sa volonté de mener à bien son plan stratégique en tant que société indépendante.

Quant à la création d'un grand champion, ce serait "un mirage industriel dans les services à l’environnement". Selon le CA, ce projet "devrait mener à de multiples cessions d’actifs locaux conduisant à un démantèlement et à une dilution de l’empreinte de Suez et de son savoir-faire technologique".

Cette crainte est partagée par les salariés qui ont débrayé mardi pour protester contre le projet d’OPA de Veolia.

Pascal Samama