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La France va livrer des armes au Liban contre les jihadistes

La nature des armes qui vont être fournies au Liban n'a pas été précisée. Ici un Rafale, l'avion de combat de Dassault.

La nature des armes qui vont être fournies au Liban n'a pas été précisée. Ici un Rafale, l'avion de combat de Dassault. - Nicolas Tucat - AFP

L'Arabie saoudite et la France ont signé, ce mardi 4 novembre, un contrat de livraisons d'armes au Liban, menacé par la poussée jihadiste. L'opération a été possible grâce à un don de 3 milliards de Ryad à Beyrouth.

La France va armer le Liban grâce à la générosité de l'Arabie Saoudite. Ryad et Paris ont signé un accord pour fournir des armes françaises à Beyrouth, pour se défendre contre la menace jihadiste, grâce à un don saoudien de trois milliards de dollars, indique une source diplomatique citée par l'AFP ce 4 novembre.

Cette personne n'a pas indiqué quel type d'équipements militaires qui seront livrés à l'armée libanaise. Elle a toutefois précisé que ce marché, nommé "contrat d'aide à l'armée libanaise", a été signé par le ministre saoudien des Finances Ibrahim al-Assaf, et le patron de la société publique française d'exportation de matériel de défense Odas Edouard Guillaud, a ajouté la même source.

Le chef de l'armée libanaise, le général Jean Kahwaji, était présent à la cérémonie de signature, a indiqué la même source.

Fabius vante la relation franco-saoudienne

A Paris, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a salué la signature de cet accord qui, "financé grâce à un don saoudien, contribuera à renforcer l'armée libanaise, garante de l'unité et de la stabilité du Liban".

"Il l'aidera à assurer sa mission de défense du territoire et de lutte contre le terrorisme, alors que le Liban est menacé", a-t-il ajouté dans un communiqué. Il a en outre estimé que ce contrat "illustre la qualité exceptionnelle de la relation franco-saoudienne".

Ce deal était en négociation depuis que Ryad s'était engagé, fin 2013, à accorder trois milliards de dollars à l'armée libanaise afin que celle-ci, faiblement équipée, puisse se procurer des armes françaises. Les discussions avaient porté ces derniers mois sur la liste précise du matériel militaire devant être fourni à Beyrouth.

N.G. avec AFP