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La croissance américaine finalement un peu moins forte que prévu au deuxième trimestre

La croissance de l'économie américaine a été révisée en légère baisse au deuxième trimestre.

La croissance de l'économie américaine a été révisée en légère baisse au deuxième trimestre. - Mark Thompson - AFP

La croissance américaine entre avril et juin a été révisée à la baisse. A 2% en rythme annualisé, la progression du PIB reste relativement soutenue mais marque le pas.

Léger coup de mou pour l'économie outre-Atlantique. La croissance du PIB aux Etats-Unis a été révisée en légère baisse au deuxième trimestre, selon une nouvelle estimation du département du Commerce publiée jeudi. En rythme annuel, l'expansion du PIB des Etats-Unis s'est établie à 2% d'avril à juin conformément aux attentes des analystes, au lieu de 2,1% pour la première estimation.

Cela confirme le net ralentissement par rapport au premier trimestre (3,1%). Mais cette croissance reste relativement soutenue, largement tirée par la vitalité des consommateurs américains. La progression des dépenses de consommation en effet, locomotive traditionnelle de l'économie américaine, a été révisée en hausse à 4,7%, son meilleur score en presque cinq ans. Les consommateurs ont acquis davantage de biens durables, allant des voitures aux équipements électroménagers. Ces achats ont grimpé de 8,8%, du jamais-vu depuis plus de quinze ans.

Le commerce souffre avec la guerre commerciale

Cela a permis de compenser les mauvaises nouvelles du côté des investissements des entreprises (-0,6%) et surtout du commerce qui souffre visiblement de la confrontation avec la Chine. Les exportations américaines ont chuté plus fortement que précédemment estimé à -5,8%, coûtant 0,7 point de croissance au PIB. C'est leur plus mauvaise performance depuis le 3e trimestre 2018 lorsque l'administration Trump a entamé sa guerre commerciale. Les importations ont, elles, quasiment stagné (+0,1%).

Les dépenses du gouvernement ont fait un bond de 4,5%, un chiffre révisé en légère baisse par rapport à la première estimation, mais qui demeure la hausse la plus forte en dix ans. Cette progression s'explique notamment par un rattrapage de dépenses liées au "shutdown", la fermeture partielle des services administratifs intervenue à la fin de l'année dernière.

J. B. avec AFP