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Fed: Bernanke et Yellen, même combat

Janet Yellen soutient l'orientation prise par son prédécesseur, Ben Bernanke

Janet Yellen soutient l'orientation prise par son prédécesseur, Ben Bernanke - -

Janet Yellen, la nouvelle présidente de la Fed, a prononcé son premier discours ce mardi 11 février. Elle prône la continuité dans le soutien monétaire à l'économie américaine.

Pour son premier discours, Janet Yellen a marché sur les pas de son prédécesseur. La nouvelle présidente de la banque centrale des Etats-Unis a défendu, ce mardi 11 février, la poursuite du soutien monétaire à l'économie américaine.

"Je m'attends à une grande part de continuité dans l'approche de la politique monétaire", a-t-elle déclaré devant le Congrès américain pour sa première déclaration publique à la tête de la Fed.

Elle a assuré que la Fed continuerait "probablement de réduire ses achats d'actifs par étape mesurée".

L'institution a commencé en janvier à réduire ses injections de liquidités dans le marché financier à 65 milliards de dollars par mois sur fond de relative embellie économique aux Etats-Unis.

Instabilité des marchés

Prenant acte de l'instabilité récente des marchés financiers, Janet Yellet a dit toutefois que cette dernière "ne représente pas un risque important pour les perspectives économiques des Etats-Unis".

La successeur de Ben Bernanke a toutefois noté "qu'à ce stade", cette volatilité "ne comportait pas de risques substantiels pour les perspectives économiques américaines".

Déstabilisés par une fuite des capitaux hors de leurs territoires, le Brésil, l'Inde ou la Turquie ont vu leur monnaie plonger au risque de déstabiliser leur économie et d'assécher le financement de leurs entreprises.

En inondant le marché de liquidités, la Fed a été accusée d'alimenter des flux de capitaux volatils qui se sont à nouveau dirigés vers les Etats-Unis, sur fond d'anticipation d'un retour à la normale monétaire dans le pays.

Elle a ajouté que la reprise du marché du travail était "loin d'être achevée", en dépit d'une baisse du chômage. Même si le taux de chômage a diminué de 1,5 point depuis l'amorce en septembre 2012 du dernier programme de rachats obligataires, il est - à 6,6% - "bien supérieur au niveau" que la Fed juge cohérent avec l'emploi maximal durable.

D. L. avec agences