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Le professeur de Draghi et Bernanke bientôt numéro deux de la Fed

Stanley Fischer, ici en novembre 2013 à Washington.

Stanley Fischer, ici en novembre 2013 à Washington. - -

Barack Obama a annoncé, ce vendredi 10 janvier, qu'il a choisi l'ex-gouverneur de la Banque d'Israël pour seconder Janet Yellen à la tête de la Réserve fédérale américaine. Un économiste qui a eu des élèves de renom.

Barack Obama a fait le choix de l'expérience. Ce vendredi 10 janvier, le président américain a décidé de porter son dévolu sur Stanley Fisher, ex-gouverneur de la Banque d'Israël, pour devenir le nouveau numéro deux de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Il devrait donc seconder Janet Yellen, qui prendra la tête de l'institution américaine le 1er février prochain. Sa nomination doit toutefois encore obtenir l'aval du Sénat.

Agé de 70 ans et possédant la double nationalité américaine et israélienne, Stanley Fisher "est reconnu comme l'un des esprits économiques les plus fins et expérimentés sur le globe", considère Barack Obama, cité dans un communiqué.

Trop âgé pour le FMI

Son expérience professionnelle tend à confirmer le constat de Barack Obama. Stanley Fisher a présidé pendant huit la Banque centrale d'Israël, jusqu'au mois de juin dernier.

Auparavant, il avait été numéro deux du FMI, de 1994 à 2001. En 2011, Il a brigué le poste de directeur général de cette institution, avant d'être écarté en raison de son âge trop avancé (67 ans à l'époque). Il a également eu une importante expérience dans le privé, notamment en tant que vice-président de Citigroup de 2002 à 2005.

Fier de ses élèves

Son influence se retrouve également dans les élèves qu'il a eu en tant qu'enseignant au MIT. Parmi eux, on compte ni plus ni moins que Ben Bernanke, l'actuel président de la Réserve fédérale américaine, ou encore Mario Draghi, son homologue à la Banque centrale européenne.

"J'aimerais bien dire que toutes les choses qu'ils ont faites viennent de ce qu'ils ont appris au MIT, mais ce ne serait pas vrai", déclarait Stanley Fischer dans une interview à Bloomberg, en juin 2013.

Il ne tarissait alors pas d'éloges sur ses deux élèves. "Sans Ben [Bernanke, ndlr] (…) nous serions tous dans une bien moins bonne situation". Quant à Draghi, il affirmait que "Mario, avec une seule phrase, a été capable de changer la dynamique de la crise européenne". "Tous deux ont été très bons", concluait-il.

Julien Marion avec AFP