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Feu vert des autorités pour un test antigénique français, efficace à 97%

Un test antigénique 100% made in France vient de recevoir l'aval des autorités pour sa mise sur le marché, mise au point par la biotech Biospeedia. Son efficacité est bien supérieure à celle des tests venus d'Asie, avec une fiabilité de 97%.

Très largement disponibles depuis plusieurs semaines, les tests antigéniques, qui promettent des résultats en 15 à 30 minutes, font l'objet de critiques. Leur efficacité pour détecter le virus est estimée à 70% en moyenne, bien inférieure à celle des tests virologiques (RT-PCR), qui demeurent les tests de référence pour établir un diagnostic. Mais un nouveau venu pourrait changer la donne.

La biotech Biospeedia, créée par deux chercheurs scientifiques de l'Institut Pasteur, a élaboré un test antigénique avec une efficacité revendiquée de 97%. Le kit, à 5,50 euros, coûte plus cher qu'un test venu d'Asie. Un prix justifié par une qualité supérieure et une efficacité qui n'a rien à envier aux tests PCR.

Biospeedia a reçu le feu vert des autorités de Santé il y a deux semaines. La jeune pousse issue de l'Institut Pasteur vient de signer pour une nouvelle vague de production avec Delpharm, déjà chargé de produire en France le vaccin de Pfizer contre le Covid-19. L'obectif est d'accélérer le rythme pour atteindre le million de tests produits par mois dès janvier.

Un impact sur la circulation du virus

Les tests antigéniques sont en général moins fiables que les PCR mais la Haute Autorité de Santé reste favorable à leur utilisation. Car la perte de sensibilité peut être compensée par leur impact sur les délais (le résultat étant rendu dans la journée du prélèvement) et donc sur la circulation du virus au sein de la population.

Depuis la généralisation des tests antigéniques, réalisables en pharmacie, le nombre de tests PCR a reculé, aboutissant à une chute de moitié en trois semaines. Entre le 23 et le 29 novembre, environ 1,1 million de tests virologiques (RT-PCR) ont été effectués, contre 1,4 million la semaine précédente et 2,3 millions début novembre, selon la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees).

Pauline Dumonteil et Hélène Cornet