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SNCF: retour à un trafic normal lundi

Le trafic ne devrait subir que de rares pertubations ce lundi.

Le trafic ne devrait subir que de rares pertubations ce lundi. - Joseph Demarthon- AFP

Après deux jours de grève, la SNCF indique que des perturbations pourront subsister en début de matinée, mais le trafic sera quasi-normal ce 30 avril.

Après un week-end perturbé par le sixième épisode de grève des cheminots, les voyageurs vont pouvoir plus sereinement envisager leurs déplacements ce lundi 30 avril. Des perturbations pourront subsister en début de matinée, mais le trafic sera peu perturbé.

Dans le détail, la SNCF prévoit 4 Transilien sur 5 (voir détails sur infographie), 9 TER sur 10 et 3 Intercités sur 4. Le trafic sera normal pour les TGV, et "quasi normal" pour les trains internationaux. 

Ce dernier épisode de grève a été moins dur pour les voyageurs que les précédents. "On passe d'une situation très perturbée à une situation perturbée", soulignait Mathias Vicherat lors d'une conférence de presse vendredi. Le taux de grévistes est en baisse. Les derniers chiffres annoncés remontent à samedi : le taux de déclaration de grévistes était de 28%, en forte baisse par rapport aux premières journées de mobilisation les 3 et 4 avril (48%). Pour les conducteurs, le taux est passé de 77% à 49,6%, pour les contrôleurs de 61% à 37% , pour les aiguilleurs de 38% à 18%.

Le prochain épisode de grève est fixé pour les 3 et 4 mai, l'occasion de voir si le repli se confirme.

Une rencontre prévue le 7 mai avec Edouard Philippe

Dimanche, le nouveau secrétaire général de Force Ouvrière (FO), Pascal Pavageau, a demandé un "moratoire" sur la réforme du ferroviaire, pour permettre de reprendre "sereinement" les discussions.

Son homologue de la CFDT Laurent Berger, qui doit être reçu à Matignon par le Premier ministre Edouard Philippe le 7 mai, dans le cadre de réunions bilatérales avec l'intersyndicale CGT-Unsa-SUD-CFDT et les responsables confédéraux, a espéré des discussions sur le "fond des sujets".

"L'issue du conflit, c'est d'abord les trains qui recirculent normalement mais c'est aussi que les cheminots ne se sentent pas humiliés", a estimé Laurent Berger.

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C.C. avec AFP