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Renault gèle son projet d'utilitaires en Russie à cause du rouble trop faible

Renault devait produire 25.000 utilitaires Master par an en Russie.

Renault devait produire 25.000 utilitaires Master par an en Russie. - -

Le groupe français devait produire des utilitaires avec le constructeur russe Zil. Mais le rouble, trop faible, rend le projet non rentable. Renault a donc annoncé que le projet était gelé.

Depuis août 2013, Renault était en négociations avec Zil pour produire à Moscou près de 25.000 Master par an. Seulement, l'affaiblissement du rouble rend cette opération risquée sur le plan économique. Le groupe a donc annoncé, mercredi 23 avril, que le projet de construction d'utilitaires était gelé.

Le problème, c'est le rouble. Mais la crise entre Moscou et Kiev n'a rien arrangé. Depuis un an, la monnaie russe a perdu 18%, dont 8% depuis le début de la crise ukrainienne. Or, dans ces conditions, le projet de Renault n'est pas rentable.

Le constructeur comptait effectivement assembler 25.000 Master par an en Russie. Pas assez pour convaincre un fournisseur de s'installer sur place. Du coup, il faut importer les pièces détachées depuis l'Europe.

Renault maintient son partenariat avec Avtovaz

Officiellement, les études de faisabilité se poursuivent. Mais entre un marché automobile russe qui montre des signes de faiblesses et les menaces d'une crise économique, Renault joue clairement la carte de la prudence.

Le groupe Français préfère se concentrer sur son partenariat avec Avtovaz, avec qui il assemble 300.000 véhicules chaque année. Plus des trois quarts des pièces détachées sont produites sur places. Dans ce cas, la faiblesse du rouble devient un avantage: il permet de maitriser le risque économique.

Mathieu Sevin