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Germanwings: le BEA confirme le scénario d'un crash volontaire

Les débris de l'avion Airbus A320 Germanwings crashé dans les Alpes en mars 2015.

Les débris de l'avion Airbus A320 Germanwings crashé dans les Alpes en mars 2015. - Denis Bois - Gripmedia - AFP

Les experts du Bureau d'enquêtes et d'analyse ont présenté leur rapport: il confirme le scénario d'un crash volontaire de l'A320 de la Germanwings, qui s'est écrasé le 24 mars 2015.

C'est désormais officiel: le scénario d'un crash volontaire de l'A320 de la Germanwings est confirmé par le Bureau d'enquête et d'analyse (BEA). Dans son rapport définitif présenté dimanche, le BEA recommande un renforcement du contrôle médical et psychologique des pilotes afin d'améliorer la sécurité des vols. Il recommande aussi "que les conditions de suivi des pilotes avec des antécédents de troubles psychologiques soient définies quand ils sont déclarés aptes à voler".

Le 24 mars 2015, Andreas Lubitz, le copilote du vol GWI18G Barcelone-Düsseldorf de Germanwings, filiale low cost de la compagnie allemande Lufthansa, avait profité de l'absence provisoire du pilote dans la cabine pour engager la descente de l'Airbus une demi-heure après le décollage. L'appareil, qui transportait 144 passagers et les six membres de l'équipage, s'était écrasé au bout de dix minutes dans le sud des Alpes françaises.

Lubitz souffrait de dépression

Dans son rapport préliminaire rendu public dès mai 2015, le BEA avait confirmé qu'Andreas Lubitz avait "intentionnellement réglé les consignes du pilote automatique pour commander une descente de l'avion jusqu'à la collision avec le relief".

L'exploitation des boîtes noires de l'appareil avait permis d'établir que le copilote s'était "retrouvé seul dans le poste de pilotage" et avait refusé d'en ouvrir la porte pendant la descente, malgré les demandes répétées de l'équipage, et "les coups frappés à la porte".

Le dossier médical d'Andreas Lubitz a fait apparaître que ce jeune Allemand de 28 ans souffrait de dépression, mais les "restrictions spéciales" qui lui étaient imposées ne lui interdisaient pas de piloter un avion de ligne.

A. K. avec AFP