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Fin du bras de fer autour des autoroutes?

Plan de relance autoroutier: un accord devrait être trouvé bientôt

Plan de relance autoroutier: un accord devrait être trouvé bientôt - -

Le plan de relance autoroutier devrait trouver une issue "dans les prochains jours", a annoncé le ministre des Transports ce mercredi 2 octobre. Mais le ministre reste attentif aux attributions des marchés.

Le bras de fer concernant les autoroutes va-t-il enfin prendre fin? Le ministre des Transports Frédéric Cuvillier a affirmé mercredi 2 octobre que le plan de relance autoroutier entre Etat et concessionnaires autoroutiers, dans l'impasse depuis plusieurs mois, devrait trouver une issue "dans les tout prochains jours".

"Dans les tout prochains jours (...) nous pourrons arrêter le plan de relance", a affirmé le ministre devant la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire de l'Assemblée Nationale.

Le plan de relance autoroutier doit permettre aux gestionnaires d'engager 3 à 3,5 milliards d'euros de travaux sur le réseau autoroutier, en échange d'un allongement de leurs concessions.

Hausse importantes des péages

Le ministre s'est dit très attentif aux "conditions d'attribution des marchés aux petites entreprises", pointant du doigt l'appartenance de deux des trois concessionnaires autoroutiers, Vinci Autoroutes et APPR, aux géants du BTP Vinci et Eiffage.

"Il ne doit pas y avoir de confusion entre les concessionnaires autoroutiers et les entreprises de travaux publics", a souligné Frédéric Cuvillier.

La Cour des comptes a remis en juillet un rapport d'enquête dans lequel elle dénonce les augmentations importantes des péages autoroutiers. Cette inflation est due selon elle aux relations contractuelles déséquilibrées qu'entretient l'État avec les sociétés autoroutières depuis la privatisation de la gestion en 2006.

Les contrats de plan, signés pour cinq ans et qui permettent aux entreprises autoroutières de réaliser des investissements compensés par des hausses des péages "ne sont pas publics et sont conclus dans des conditions peu transparentes", avait critiqué le Premier président de la Cour des comptes Didier Migaud, auditionné par la commission des finances de l'Assemblée nationale.

Diane Lacaze & AFP