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Des manifestants s'invitent la réception pour les 80 ans de la SNCF

Plusieurs dizaines de membres de SUD Rail et de la CGT se sont brièvement introduits à l'intérieur du lieu où se tenait une fête organisée par la direction de la compagnie.

Une centaine manifestants de SUD Rail et de la CGT Cheminots se sont brièvement invités lundi à Paris à l'intérieur du lieu de réception de la fête organisée par la direction de la SNCF pour célébrer les 80 ans de l'entreprise.

Au cri de "la SNCF n'est pas à vendre", les manifestants ont déambulé dans les allées de "Ground control", l'ancien centre de tri postal près de la gare de Lyon, où est organisée la fête. "Cheminots en colère, on va pas se laisser faire", ont chanté les manifestants qui ont fini par ressortir du bâtiment après une trentaine de minutes.

"Une grille a cédé", a reconnu la direction de la SNCF, permettant l'intrusion des manifestants qui s'étaient rassemblés un peu plus tôt à l'extérieur du bâtiment. "C'est juste un autre genre d'événement", a-t-elle ajouté.

Semaine cruciale

Responsable de Sud-rail, Fabien Villedieu avait juste avant appelé au micro "les cheminots à se mettre en grève le 22 mars et à participer à la grande manifestation nationale", tout en soulignant que "c'est aux assemblées générales, aux cheminots de se décider".

Pour la CGT, Alexandre Boyer a estimé que "la concurrence n'(était) pas obligatoire" et a dénoncé "les coups" pris par le statut de cheminot "depuis des années".

De leur côté, une dizaine de militants CFDT distribuaient des tracts et des badges où est inscrit "Fier(e) d'être cheminot(e)". Ces quelque 50 000 badges sont distribués "pour entamer le dialogue à la fois entre cheminots et avec les usagers pour expliquer que l'enjeu c'est l'avenir du ferroviaire", a expliqué Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT cheminots.

L'Unsa (2e) n'a pas manifesté "par respect pour l'histoire de la SNCF et des cheminots", a indiqué le syndicat.

Cette semaine est cruciale pour les syndicats qui décideront jeudi s'ils lancent ou non une grève dure. Ils affichent un front unitaire depuis l'annonce fin février par le Premier ministre Edouard Philippe d'un recours possible aux ordonnances et de la suppression du statut pour les nouveaux embauchés.

Y.D. avec AFP