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Compagnie aérienne, automobile… Il ne faut plus dire "low cost"

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- - Joel Saget - AFP

La Commission d'enrichissement de la langue française préconise désormais d'utiliser à la place de l'anglicisme "low cost" les termes "à bas coût" ou "à coût réduit". Des termes qui s'appliquent à Dacia ou EasyJet, mais pas à Intermarché.

Ne dites plus de Dacia, Ryanair ou Easyjet qu'elles sont des "low cost" mais des constructeurs "à bas coût" ou des compagnies aériennes "à coût réduit". Ce sont les termes que recommande la Commission d'enrichissement de la langue française dans le Journal Officiel ce dimanche.

Joon, la nouvelle compagnie d'Air France qui refuse la désignation "low cost", acceptera-t-elle davantage "à coût réduit"? Sa stratégie correspond en tout cas à la définition que donne la Commission de ces termes: ils s'appliquent aux entreprises qui jouent sur les coûts -et non leurs marges- pour fournir un service ou un produit plus accessible.

L'échec de mot-dièse, le succès de monospace

Une compagnie aérienne "à bas coût" fournit le repas et le bagage en soute en option pour que ceux qui n'y souscrivent pas paient moins cher. Un constructeur "à prix réduit" fabrique une automobile avec des éléments déjà amortis pour réduire son prix de vente. Ces équivalents français de "low cost" ne s'appliquent donc pas à des supermarchés qui contractent leurs marges ou aux marques qui commercialisent des produits bas de gamme.

Les nouvelles dénominations préconisées par l'institution rencontrent plus ou moins de succès. Le "mot-dièse" à la place de "hashtag" proposé en 2013, beaucoup moqué sur les réseaux sociaux, ou le très long "mobile multifonction" pour "smartphone", n'avaient pas pris. Mais elle est parvenue à populariser le "monospace", le "VTT", le "mécénat" et aussi la "puce" électronique.

Nina Godart