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Airbus pourrait initier l'Indien Tata à l'aéronautique

Tata, encore novice en aéronautique, pourrait bientôt assembler lui-même des avions avec l'aide d'Airbus.

Tata, encore novice en aéronautique, pourrait bientôt assembler lui-même des avions avec l'aide d'Airbus. - SAJJAD HUSSAIN / AFP

Le groupe européen a présenté avec le géant Tata sa candidature à un appel d'offre de l'Inde pour remplacer 56 appareils militaires la semaine dernière. Tata est encore novice, mais c'est un plus pour Airbus.

Pour se renforcer en Inde, Airbus est prêt à sous-traiter l'assemblage de certains avions. L'avionneur a répondu la semaine dernière, mercredi 22 octobre, à un appel d'offre pour remplacer 56 appareils de transport militaire, des Casa C-295.

Pour concourir à un marché militaire en Inde, tout industriel étranger doit être associé à un Indien. Le groupe étranger doit fournir le matériel, et le groupe indien fabriquer au moins une partie de l'objet dans le pays. Dans ce cadre, Airbus a choisi le géant de l'automobile, de la sidérurgie et de l'informatique Tata.

New Dehli veut de nouveaux acteurs indiens dans l'aéronautique 

Quand bien même il est le plus gros conglomérat indien, Tata est un novice en aéronautique. Et ce qui peut sembler être un handicap pourrait bien être le point fort du dossier Airbus: New Dehli cherche en effet à stimuler l'apparition de nouveaux acteurs indiens dans le secteur.

Dans l'appel d'offre en cours, Airbus se chargera de l'assemblage des seize premiers exemplaires en Espagne. Ce qui laissera le temps à Tata de construire une chaîne d'assemblage. Le groupe indien assurera la fabrication des 24 exemplaires suivant à partir de tronçons conçus dans les usines européennes d'Airbus. Sachant que le domaine de l'aviation est clairement un relais de croissance pour le géant indien qui a créé fin 2013 sa compagnie aérienne

Pour l'avionneur européen, ce partenariat industriel pour seulement 52 appareils risque de ne pas être une excellente opération financière. C'est avant tout pour l'Européen le moyen de s'inviter sur le marché militaire indien, alors que se profile à l'horizon le renouvellement de toute la flotte indienne. Soit 200 appareils...

Mathieu Sevin et BFMBusiness.com