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SNCF: l'offre de TGV restera très réduite à partir du 11 mai

l’offre de transport devrait  passer des 10% actuels à 20% lors du déconfinement, puis continuer à augmenter progressivement.

l’offre de transport devrait passer des 10% actuels à 20% lors du déconfinement, puis continuer à augmenter progressivement. - Patrick Guay- AFP

Selon Les Echos, seuls 15% des TGV pourront circuler la semaine prochaine, soit entre 80 et 90 trains par jours contre 600 en temps normal.

Le trafic SNCF devrait encore être minimal après le 11 mai, date du déconfinement. Selon une information des Echos, 15% des TGV pourront circuler la semaine prochaine, contre 7% actuellement. Par ailleurs, seule la moitié des sièges sera ouverte à la vente. Ce plan de transport devrait être annoncé vendredi par le secrétaire d’Etat en charge des Transports, Jean-Baptiste Djebbari. 

Au total, ce sont donc entre 80 et 90 TGV qui pourront circuler chaque jour sur les grands axes, contre 600 en temps normal. La SNCF espère en revanche atteindre 100% d’offre sur les trains régionaux dès le début du mois de juin. 

Poursuivre le télétravail

Après le discours sur le plan de déconfinement tenu par Edouard Philippe fin avril, la SNCF expliquait déjà qu’elle allait "travailler, avec les autorités organisatrices de transports, à la fois sur les modalités d’une réduction massive des besoins de déplacements (…) ainsi que sur le filtrage des accès à nos gares et à nos trains". 

Pour pouvoir mettre en place des mesures de distancation, la compagnie ferroviaire a également enjoint les employeurs à poursuivre le télétravail et décaler les horaires après la fin du confinement afin de réduire les besoins de financements. 

"Pour réussir ce défi collectif inédit, nous lançons un appel solennel à tous les employeurs qui le peuvent à continuer le télétravail et à aménager les heures d'embauche et de sortie les matins et soirs", indiquait-elle.

Des suppressions de postes envisagées 

Selon Jean-Pierre Farandou, PDG de la SNCF, l’épidémie de coronavirus devrait coûter cette année 2 milliards d’euros à la compagnie

Pour faire face à cette perte colossale, il n’a pas exclu des suppressions de postes: "Si la reprise est lente et que nous produisons moins de trains que par le passé, il ne sera pas anormal ou illogique d'ajuster le niveau d'emploi au volume d’activité. Il est encore trop tôt pour calibrer les chiffres, mais la thématique est sur la table et nous l'examinerons le moment venu en toute transparence avec les organisations syndicales", a déclaré Jean-Pierre Farandou.
Paul Louis