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Vente de SFR: Bouygues veut convaincre Dassault et le Qatar

Martin Bouygues a déjà rallié à sa cause la famille Pinault.

Martin Bouygues a déjà rallié à sa cause la famille Pinault. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le groupe tenterait de séduire le fonds souverain du Qatar ainsi que la famille Dassault afin de renforcer son offre sur la filiale télécoms de Vivendi, rapporte le JDD de ce 30 mars. Bouygues a déjà rallié la Caisse des Dépôts et Pinault à sa cause.

Dernière ligne droite dans la bataille pour acquérir SFR. Selon le Journal Du Dimanche de ce 30 mars, Bouygues continue de prospecter de nouveaux investisseurs pour les rallier à sa cause, et renforcer un peu plus son offre sur la filiale télécoms de Vivendi, actuellement à 13,15 milliards d'euros.

Le groupe de BTP serait selon le journal qui cite "plusieurs sources" entré en contact avec le fonds souverain du Qatar pour obtenir un soutien financier. Autre fonds contactés: Eurazeo, CVC ainsi que les américains KKR et Apollo qui auraient tous deux décliné l'offre.

Par ailleurs, Bouygues voudrait également séduire des industriels. Le groupe a déjà rallié à sa cause la famille Pinault et JCDecaux. Mais la famille Dassault aurait également été contactée par le candidat au rachat de SFR.

Un coup d'avance pour Numericable

Dans tous les cas, le temps presse pour Bouygues qui a décidé de mettre les bouchées doubles pour séduire Vivendi, alors que l'offre rivale, celle de Numericable, a une longueur d'avance. Depuis le 14 mars, le groupe de Patrick Drahi est, en effet, entré en négociations exclusives avec Vivendi pour racheter SFR.

Cette phase de négociations exclusives empêche officiellement Vivendi d'examiner une autre offre jusqu'au 4 avril, date d'expiration de cette période d'exclusivité. L'offre de Bouygues court jusqu'au 8 avril, ce qui laisse quatre jours à Vivendi pour éventuellement infléchir sa décision. Mais, Martin Bouygues a poussé pour que la maison-mère de SFR brise cette période d'exclusivité.

D'autre part, tant Numericable que Bouygues ont tenté, la semaine derniern, de rassurer les salariés de SFR sur l'emploi en envoyant des lettres où ils affirment prendre des engagements sur 36 mois.

J.M.