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Téléphone mobile: fusion à l'étude aux Etats-Unis

Après Sprint, le japonais Softbank voudrait avaler T-Mobile

Après Sprint, le japonais Softbank voudrait avaler T-Mobile - -

Selon le "Wall Street Journal", Sprint, détenu par le japonais Softbank, étudie un rachat de T-Mobile, qui vaut 20 milliards de dollars et dont le principal actionnaire est l'allemand Deutsche Telekom.

Le numéro trois américain de la téléphonie mobile, Sprint, envisage de faire une offre de rachat sur le numéro quatre, T-Mobile, affirme le Wall Street Journal. L'offre pourrait être lancée au premier semestre 2014.

Le quotidien, citant des sources proches du dossier, souligne toutefois qu'un tel mariage risque de se heurter à l'opposition des autorités de la concurrence.

Un tel rachat créerait un numéro trois de la téléphonie mobile plus solide, mais qui resterait nettement plus petit que les leaders AT&T et Verizon.

Opposition de l'anti-trust

Sprint a clôturé en juillet un accord permettant au japonais Softbank de prendre son contrôle pour 21,6 milliards de dollars, à l'issue d'une guerre d'enchères avec Dish Network et de concessions faites pour mettre fin aux inquiétudes sur la sécurité nationale des autorités américaines à propos d'une prise de contrôle d'un actif jugé sensible par une entité étrangère.

T-Mobile a pour sa part finalisé cette année le rachat de l'opérateur plus petit MetroPCS. Depuis cette fusion, il est côté en bourse, où il capitalise 20 milliards de dollars. Il reste détenu à 67% par l'allemand Deutsche Telekom, qui cherche depuis longtemps à s'en séparer. Il y a deux ans, il avait tenté de le vendre à AT&T, mais l'antirust américain s'y était opposé.

Jamal Henni