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SNCF: les deux dernières lignes de train de nuit seront maintenues et rénovées

L'État va financer la rénovation des voitures des trains de nuit, engagent plus de 30 millions d'euros pour cette modernisation.

L'État va financer la rénovation des voitures des trains de nuit, engagent plus de 30 millions d'euros pour cette modernisation. - Raymond Roig-AFP

Les deux dernières lignes de train de nuit en France vont être maintenues et leurs voitures rénovées pour 30 millions d'euros. Un engagement du ministre des Transports et de l'État qui subventionne à 50%, pour 20 millions d'euros, leur coût actuel de fonctionnement.

Les deux dernières lignes SNCF de trains de nuit ne sont pas menacées. "L'État s'engage pour la pérennité des deux lignes de nuit existantes, Paris-Briançon mais aussi Paris-Rodez/Latour de Carol", a déclaré Élisabeth Borne, à sa descente du train de nuit en gare de l'Argentière-Les-Ecrins (Hautes-Alpes) sur la ligne Paris-Briançon.

"La convention actuelle entre l'Etat et la SNCF doit s'arrêter en 2020: je vous annonce qu'elle sera reconduite au-delà, ce qui veut dire que nos trains de nuit continueront", a indiqué la ministre sans donner plus de détails sur l'engagement financier futur de l'État qui subventionne à 50% le fonctionnement des lignes de nuit, à hauteur de 20 millions d'euros.

En 2016, 6 des 8 lignes de trains de nuit avait été arrêtées

La ministre a également annoncé que "l'État [allait] financer la rénovation des voitures des trains de nuit. Au total, c'est un engagement de plus de 30 millions d'euros qui financera cette rénovation dont les travaux commenceront dès l'année prochaine.

En plus d'assurer "la robustesse et la sécurité des rames", cette rénovation permettra "de remplacer les couchettes, d'installer des prises électriques et de refaire les sanitaires" selon Élisabeth Borne. Les trains seront également "équipés du wifi", a ajouté la ministre des Transports.

Le gouvernement avait annoncé en 2016 l'arrêt des subventions à six lignes de trains de nuit sur huit, au moment où ce mode de transport souffrait de la désaffection des voyageurs (-25% de fréquentation entre 2011 et 2016). Ces lignes étaient lourdement déficitaires et en concurrence avec les "cars Macron" alors récemment lancés.

F.B avec AFP