BFM Business

La SNCF met sur les rails des TER hybrides pour moins polluer aux abords des gares

Dès 2020, le premier Régiolis Hybride circulera en phase d’essais avec pour objectif la réduction de 20 % de sa consommation énergétique.

Dès 2020, le premier Régiolis Hybride circulera en phase d’essais avec pour objectif la réduction de 20 % de sa consommation énergétique. - Alstom

Trois régions (Grand Est, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie) s'unissent à la SNCF et Alstom pour concevoir un TER "hybride". La moitié des moteurs diesel d’une rame sera remplacée par des batteries lithium-ion de forte capacité, réduisant de 20% les émissions de CO2 lorsqu'elle roule.

Alors que l'Allemagne met en service son premier TER à hydrogène, la SNCF travaille à mettre au point un TER hybride, qui utilisera des batteries pour suppléer les moteurs diesel. Ce train pourra combiner plusieurs sources d’énergie en fonction des situations: alimentation électrique par caténaire, moteurs thermiques et énergie stockée dans les batteries.

La société publique de transport s'est associée aux régions Grand Est, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie et à Alstom pour cette expérimentation commune sur une rame de la gamme Régiolis de l'industriel français, qui sera équipée de batteries. Dès 2020, cette rame hybride doit circuler en phase d’essais avec pour objectif la réduction de 20 % de sa consommation énergétique. Le déploiement en série est envisagé à partir de 2022.

Des batteries récupéreront l'énergie de freinage du TER

L’hybridation consiste à remplacer la moitié des moteurs diesel d’une rame par des batteries lithium-ion de grande capacité. Celles-ci "sont capables de récupérer l’énergie de freinage du train -une énergie actuellement essentiellement dissipée sous forme de chaleur- de la stocker puis de la réutiliser pour subvenir aux besoins énergétiques du train" explique la SNCF.

L'usage de batterie sera privilégié lors des entrées, des arrêts et des sorties de certaines gares, notamment en zone urbaine dense, ce qui réduira la pollution et le bruit en gare.

L'expérimentation doit coûter 16,6 millions d'euros, répartis entre les cinq partenaires. Elle s'inscrit dans la recherche de solutions visant à réduire le coût d'exploitation des trains sur des liaisons qui ne sont pas électrifiées de bout en bout ou quand la remise à niveau d'installations électriques fatiguées coûterait trop cher, en particulier sur les petites lignes.

Frédéric Bergé