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Semaine de vérité pour BlackBerry

Plusieurs repreneurs seraient intéressés par BlackBerry

Plusieurs repreneurs seraient intéressés par BlackBerry - -

Lundi 4 novembre, la proposition de Fairfax, premier actionnaire de BlackBerry, qui prévoit le retrait du canadien de la Bourse, arrive à échéance. Plusieurs offres peuvent intéresser le groupe.

L'ex-fleuron du smartphone BlackBerry devrait être fixé en tout début de semaine sur les intentions définitives à son égard de son premier actionnaire, le canadien Fairfax, alors que le nom de plusieurs autres candidats à sa reprise circule.

Au bord de l'abîme, le pionnier des smartphones avait signé le 23 septembre une "lettre d'intention" avec son premier actionnaire, le groupe Fairfax, en vue de son rachat pour quelques 4,7 milliards de dollars.

La proposition, qui prévoit le retrait de BlackBerry de la Bourse, arrive à échéance lundi 4 novembre. Mais elle a été accueillie fraîchement par le marché car l'obtention du financement de l'opération en est la condition, sans que Fairfax soit soumis à l'obligation de faire une offre en bonne et due forme.

Cerberus négocie

Depuis un mois, les noms de plusieurs autres candidats, présumés ou déclarés à la reprise de l'ex-icône canadienne, ont été évoqués.

Vendredi 1er novembre, l'agence Dow Jones, citant des sources proches du dossier, a indiqué que le fonds d'investissement américain Cerberus négociait avec deux des fondateurs de BlackBerry en vue de boucler une offre concurrente à celle de Fairfax.

Cerberus a bien manifesté son intention pour l'acquisition du groupe au début octobre, mais n'a pas confirmé par la suite.

Une association entre Cerberus et les fondateurs de BlackBerry Mike Lazaridis et Douglas Fregin, qui contrôlent ensemble environ 8% des parts de la société, "pourrait être mutuellement bénéfique".

Rencontre Facebook - BlackBerry

Plus tôt dans la semaine, c'est le quotidien des affaires américain, le Wall Street Journal, qui rapportait que les responsables de BlackBerry et du réseau communautaire Facebook s'étaient rencontrés, laissant supposer un intérêt de l'Américain pour les technologies mobiles du Canadien.

Le même quotidien avait aussi annoncé auparavant que le géant chinois de l'électronique Lenovo avait conclu un accord de confidentialité avec BlackBerry pour avoir accès à ses livres comptables.

Le troisième constructeur mondial de PC envisagerait ainsi de déposer une contre-offre pour reprendre la totalité du groupe canadien.

Mais nombre d'observateurs croient qu'une telle offre serait rejetée par le gouvernement du Premier ministre canadien Stephen Harper, au nom de la sécurité nationale.

Diane Lacaze & AFP