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Les locaux madrilènes de Google perquisitionnés

Dans les locaux de Google à Madrid, en 2010.

Dans les locaux de Google à Madrid, en 2010. - Flickr cc - David Martin Suki

Le géant californien est confronté à des doutes sur le paiement de ses impôts. Une enquête est en cours.

Des perquisitions étaient en cours jeudi dans les locaux de Google à Madrid, dans le cadre d'une enquête sur sa fiscalité, a annoncé une source interne de la compagnie à l'AFP. 

Par ailleurs, dans un communiqué officiel, le géant américain de la high-tech a indiqué "respecter la législation fiscale en Espagne, comme dans tous les pays où il opère (...) et coopérer pour répondre à toutes les questions des autorités". 

Selon le quotidien espagnol El Mundo, qui a révélé l'information, le fisc tente de vérifier si le géant américain de la high-tech, dont le siège européen se trouve en Irlande, déclare bien l'ensemble de ses activités en Espagne. Il soupçonne de l'évasion fiscale, écrit le journal espagnol.

L'enquête viserait notamment le paiement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Une source proche de l'enquête fiscale, contactée par l'AFP, a confirmé les perquisitions sans livrer davantage de détails.

Perquisition en France en mai

En France, les bureaux parisiens de Google avaient également été perquisitionnés fin mai dans le cadre d'une enquête pour fraude fiscale.

Comme d'autres multinationales américaines, telles Amazon ou Facebook, Google est régulièrement accusé en Europe et aux États-Unis de vouloir échapper aux impôts en choisissant de s'installer dans des pays à la fiscalité plus favorable. L'Irlande est un des pays où l'impôt sur les bénéfices des sociétés (12,5%) est le plus faible de l'Union européenne et du monde. C'est sur cette île que l'entreprise américaine a donc installé son siège européen.

Poursuites en Italie

En Europe et aux États-Unis, les autorités ont dernièrement multiplié les initiatives pour combler ces trous béants dans leurs filets fiscaux, qui les privent de dizaines de milliards d'euros par an de recettes budgétaires. Le Royaume-Uni a ainsi conclu en janvier un accord avec Google, qui a accepté de lui payer l'équivalent de 170 millions d'euros pour solder ses arriérés d'impôts. Le fisc italien réclame plus de 200 millions d'euros à Google, accusé d'avoir fraudé le fisc pendant des années.

A.R. avec AFP