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Google fait appel aux chasseurs de bugs et... de primes

La récompense versée par Google variera selon  la sévérité du bug découvert (modérée, haute ou critique) et variera de 500 à 2 000 dollars.

La récompense versée par Google variera selon la sévérité du bug découvert (modérée, haute ou critique) et variera de 500 à 2 000 dollars. - Justin Sullivan-Getty Images North America-AFP

Le géant du web récompense ceux qui débusquent des bugs informatiques menaçant la sécurité dans Android. Un concours à l'américaine avec une échelle de primes.

Les petits génies de l'informatique qui ont une âme de chasseurs de primes vont pouvoir "travailler" pour Google.

Le géant du web promet un large éventail de récompenses à tous ceux qui sauront trouver des failles de sécurité ou des bugs qui affectent Android, son logiciel pour smartphones et tablettes.

Android équipe plus d'un milliard de terminaux mobiles sur toute la planète. L'enjeu d'un défaut informatique grave ou d'un bug caché sur ce logiciel, est à l'aune de cette immense base installée mondiale.

Dans le cadre d'un "concours" à l'américaine baptisé Android Security Rewards, Google affiche une échelle de primes qui varie de 500 dollars à 2.000 dollars selon le niveau de gravité du bug, identifié par les geeks qui se seront prêtés au jeu.

Grand seigneur: Google précise qu'il pourra décider de doubler cette récompense dans le cas où le "découvreur" d'un bug déciderait de redistribuer la prime initiale à une œuvre caritative.

Google assume que ses logiciels ne sont pas infaillibles

Ce type de programme, empreint d'un pragmatique très américain, consiste pour un géant de la taille d'un Google, à assumer que ces logiciels ne sont pas infaillibles.

Une fois découvertes, ces imperfections du logiciel seront corrigées, pour le bien des utilisateurs, des fabricants qui emploient Android dans leurs téléphones mobiles et de... Google.

Le géant du web espère éviter, en faisant appel à des compétences informatiques pointues externes, la mauvaise publicité occasionnée par la succession de mises à jour logicielles corrigeant des défauts, découverts tardivement. 

Ce n'est pas la première fois que Google utilise cette méthode pour tester la sécurité de ses logiciels. Il aurait déjà dépensé 1,5 million de dollars en récompenses auprès de spécialistes informatiques, sollicités dans le cadre d'un programme similaire visant son navigateur web Chrome.

Frédéric Bergé