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Ces Français qui vendent leur start-up à Facebook

Wit.ai conçoit des logiciels permettant d'utiliser la reconnaissance vocale pour contrôler entièrement son téléphone portable ou servir d'interface avec les objets connectés à Internet.

Wit.ai conçoit des logiciels permettant d'utiliser la reconnaissance vocale pour contrôler entièrement son téléphone portable ou servir d'interface avec les objets connectés à Internet. - Wit.ai

Le réseau social américain a racheté, lundi 5 janvier, une start-up, fondée par 3 Français, spécialisée dans la reconnaissance vocale. Le montant de la transaction n'a pas été dévoilé.

L'appétit de Facebook est sans fin. Après Whatsapp, Oculus ou encore Instagram, le réseau social américain s'est emparé de la start-up Wit.ai, spécialisée dans les applications de reconnaissance vocale.

"Wit.ai rejoint Facebook. C'est une accélération incroyable dans la mise en oeuvre de notre projet", a annoncé lundi 5 janvier cette société fondée il y a un an et demi à San Francisco par trois Français Alex Lebrun, Laurent Landowski et Willy Blandin. Le montant de la transaction n'est pas précisé.

Wit.ai cherche à concevoir des logiciels permettant d'utiliser la reconnaissance vocale pour contrôler entièrement son téléphone portable, régler la température dans son logement ou servir d'interface avec les objets connectés à Internet. "Nous avons mis en ligne une plateforme ouverte facilitant le travail des développeurs pour concevoir des produits destinés aux utilisateurs", écrit l'équipe de Wit.ai dans son message.

Plus de 6.000 développeurs auraient rejoint cette structure et des centaines d'applications sont déjà fonctionnelles, ajoute la société. "Mais nous en sommes encore aux premiers pas", poursuit la start-up, ajoutant que Facebook a les "ressources" pour passer à la prochaine étape.

"Grosse année pour les investissements"

Le premier réseau social mondial a prévenu fin octobre qu'il continuerait à sortir son carnet de chèques pour racheter des sociétés et nourrir son développement. Aucun signe de ralentissement sur le front des dépenses: Facebook anticipe une hausse de 45% à 50% sur l'ensemble de 2014, et même de 55% à 75% l'année prochaine. "Nous avons d'importantes opportunités de croissance devant nous et nous prévoyons d'investir résolument pour capitaliser sur ces opportunités", a indiqué David Wehner, directeur financier, soulignant que 2015 serait donc "une grosse année pour les investissements".

Mais le pari est risqué. Whatsapp, par exemple, racheté pour 22 milliards de dollars en numéraire et en actions, commence à peine à gagner de l'argent. Néanmoins, Facebook y croit. "L'adulte américain moyen passe 25% de son temps consacré aux médias sur son mobile, mais les annonceurs n'y dépensent que 11% de leur budget", a souligné la directrice d'exploitation, Sheryl Sandberg: Facebook veut remédier à cette situation en améliorant les outils de ciblage ou de mesure de l'efficacité des annonces sur ce support.

D. L. avec AFP