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Altice lance son offre publique de retrait sur SFR

Le retrait de la coté de SFR est programmé pour le dernier trimestre de cette année

Le retrait de la coté de SFR est programmé pour le dernier trimestre de cette année - Philippe Huguen - AFP

Le retrait en Bourse définitif de l'opérateur télécom est prévu au début du dernier trimestre 2017. Il est dû au fait qu'Altice détient désormais plus de 95% du capital et des droits de vote de sa filiale.

Le groupe Altice a annoncé lundi avoir lancé son offre publique de retrait obligatoire sur sa filiale française SFR (qui détient 49% de BFM Business), pour un prix de 34,50 euros par action.

Le groupe de médias et télécoms prévoit un retrait de SFR de la cotation au début du dernier trimestre de l'exercice, après approbation de l'Autorité des marchés financiers (AMF), selon un communiqué.

Cette offre publique est consécutive au franchissement par Altice du seuil de 95% du capital et des droits de vote de sa filiale, réalisé le 10 août.

Une deuxième tentative

La maison-mère avait alors annoncé le lancement de son offre publique de retrait, suivie d'un retrait obligatoire courant septembre.

Il s'agit de la deuxième tentative d'Altice pour sortir SFR de la cotation, la première n'ayant pas abouti.

En septembre dernier, la holding avait lancé une offre publique d'échange (OPE) afin de prendre le contrôle de 22,25% du capital de l'opérateur télécoms qu'elle ne détenait pas encore.

L'offre proposait alors huit nouvelles actions ordinaires Altice NV de catégorie A, cotées à Amsterdam, pour cinq actions SFR.

Altice espérait, s'il obtenait au moins 95% des titres de SFR, pouvoir alors retirer de la cote l'opérateur français mais l'OPE avait été retoquée par l'Autorité des marchés financiers (AMF), qui la jugeait non conforme.

L'AMF avait estimé début octobre que "la mise en oeuvre et les modalités" du projet de rémunération des actionnaires de SFR Group demeuraient "imprécises" et que "l'impact serait négatif et potentiellement significatif", du fait des fourchettes de parité choisies pour l'offre.

J.M. avec AFP