BFM Business

Thales aura sa place à bord de l'avion de combat du futur franco-allemand

Le SCAF est conçu comme un système associant avion de combat de nouvelle génération, drones, futurs missiles de croisière et drones évoluant en essaim.

Le SCAF est conçu comme un système associant avion de combat de nouvelle génération, drones, futurs missiles de croisière et drones évoluant en essaim. - Minarm

Lors d'un déplacement sur le site Thales de Limours, dans l'Essonne, Florence Parly, ministre des Armées, a annoncé que le groupe français sera chargé de développer le dialogue entre les objets connectés de ce système de combat collaboratif".

"Nous avons lancé à l'été 2017 le programme de système de combat aérien du futur, le SCAF", a rappelé lundi 15 avril Florence Parly lors d'un déplacement sur le site Thales de Limours, dans l'Essonne. "J'ai l'ambition d'ici le milieu de l'année de passer des contrats relatifs au démonstrateur de l'avion: (...) Thales, par ses compétences d'intégrateur, aura toute sa place pour construire le dialogue entre les objets connectés de ce système de combat collaboratif", a ajouté la ministre.

Paris et Berlin étaient convenus en juillet 2017 de développer un système de combat aérien européen, qui sera la pièce maîtresse de la stratégie franco-allemande pour assurer la souveraineté européenne au-delà de 2040.

Le SCAF est conçu comme un système associant avion de combat de nouvelle génération, drones, futurs missiles de croisière et drones évoluant en essaim. Il sera connecté à des avions, des satellites, des systèmes de l'OTAN et des systèmes de combat terrestres et navals.

Développer ces démonstrateurs d'ici à 2025

Le premier contrat d'architecture, d'un montant de 65 millions d'euros, a été notifié en janvier dernier à Dassault Aviation et Airbus. Thales aura sa place dans le projet aux côtés de partenaires comme l'allemand Hensold et l'espagnol Indra, précise-t-on au ministère, alors que l'Espagne a rejoint en février dernier le programme.

Paris et Berlin prévoient de lancer les études de recherche et développement durant le salon aéronautique du Bourget en juin près de Paris. L'objectif est de développer ces démonstrateurs d'ici à 2025, pour une entrée en service du SCAF à l'horizon 2040.

D'une durée de deux ans et d'un montant de 220 millions d'euros à parité entre la France et l'Allemagne, en incluant l'étude d'architecture notifiée en janvier, l'ensemble du contrat portera sur le démonstrateur d'avion de combat, un démonstrateur de moteurs, les drones d'accompagnement de l'avion de combat et la connectivité, ainsi que la coordination de l'ensemble du système, précise-t-on au ministère.

Pascal Samama avec AFP