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Boeing dévoile un avion de combat futuriste sans pilote

La division défense de Boeing a dévoilé cet avion de chasse sans pilote à bord

La division défense de Boeing a dévoilé cet avion de chasse sans pilote à bord - Boeing Defense

C'est en Australie que Boeing a dévoilé un projet de drone militaire destiné à former des escadrilles de six appareils pilotés par un humain. Le premier vol de cet appareil est prévu pour 2020.

En un siècle, les avions de combat seront passés du biplan équipé de mitrailleuses centrales a une escadrille pilotée par un seul pilote. C'est ce que dévoile Boeing en Australie sur le salon Avalon 2019, un rendez-vous de l'aéronautique qui se tient jusqu'au 3 mars à Geelong dans l’État du Victoria. Il s'agit de Boeing Airpower Teaming System, un drone militaire.

C'est un drone un peu particulier. D'abord par sa taille, 11,7 mètres de long, qui est est celle d'un avion plus que d'un modèle réduit. Mais aussi par son pilotage qui se fait à distance, mais pas depuis la terre. C'est le pilote d'un avion de chasse -il sera compatible avec les Boeing F/A-18E/F Super Hornet- qui en a le contrôle depuis son cockpit. Il pourra même en gérer plusieurs à la fois afin de composer une escadrille de six drones. 

Drone Boeing
Drone Boeing © Boeing

Pour le moment, son rôle n'est pas offensif. Il ne sera pas armé pour mener des attaques. Mais grâce à ses capteurs et ses caméras, sa mission sera d'informer et de protéger les missions longues grâce à sa portée de plus de 3700 km. Sera-t-il connecté à des satellites espions comme le sera le SCAF (système d'avion de combat du futur) franco-allemand? Boeing ne le précise pas. 

Enfin, comme le rapporte Reuters, cet aéronef ne sera pas assemblé aux Etats-Unis, mais en Australie. Lors d'Avalon 2019, le ministre de la Défense, Cristopher Pyne, a annoncé que pour ce projet le gouvernement australien a débloqué un budget de 40 millions de dollars australiens (25 millions d'euros). Le premier vol est prévu pour 2020. Reste encore à en connaitre le prix et la date d'ouverture des commandes. Sur ces points, le seul élément que le constructeur laisse entendre est que son coût sera "faible".

Pascal Samama