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Sous-marins australiens: le porte-parole du ministère des Armées évoque une "immense déception" et "une forme de trahison"

Invité sur BFM Business ce jeudi, le porte parole du ministère des Armées, Hervé Grandjean, a qualifié la décision australienne de "brutale" et "imprévisible".

L'exécutif ne décolère pas. Alors que l'Australie a annoncé la nuit dernière rompre le contrat portant sur la livraison de 12 sous-marins français conventionnels, le porte-parole du ministère des Armées, Hervé Grandjean, a fait part ce jeudi sur BFM Business de "son immense déception" et dénoncé "une forme de trahison".

"Je pense que le terme de trahison n'est pas galvaudé vu le niveau d’investissement que la France avait mis, vu ce que nous offrions en termes de transfert de technologies, vu les efforts qui ont été consentis par tous (…)", a-t-il dit.

Selon lui, la décision des Australiens de déchirer le contrat pour rejoindre l'alliance formée par les Etats-Unis et le Royaume-Uni est "unilatérale et assez brutale". "Ca dit que l'allié américain est certes toujours un allié opérationnel (...) mais nous avons affaire à un projet industriel et économique d'ampleur et il y a sans doute moins d'amis que d'intérêts en matière économique", a poursuivi Hervé Grandjean.

"Aucun cadeau contractuel" aux Australiens

Le porte-parole du ministère des Armées a néanmoins assuré que cette décision ne faisait que "renforcer la conviction de la France de travailler au niveau européen qui est la bonne échelle pour peser". "C'est une décision imprévisible que nous subissons et qui nous appelle à nous remobiliser autour de l'autonomie stratégique européenne", a-t-il martelé.

Hervé Grandjean a également dit vouloir "regarder si des compensations doivent être apportées par les Australiens", assurant qu'"aucun cadeau contractuel" ne leur sera fait. Il s'est enfin dit "extrêmement attentif à la situation sociale au sein de Naval Group", avant d'affirmer que le ministère des Armées allait "tout faire pour amoindrir au maximum les éventuelles conséquences sociales" de cette rupture de contrat.

https://twitter.com/paul_louis_ Paul Louis Journaliste BFM Eco