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Sous-marins australiens: "Il est hors de question que les salariés de Naval Group paient la facture"

Le secrétaire général de la CGT Naval Group à Cherbourg a mis en garde la direction de l'entreprise ce jeudi sur les éventuelles conséquences que pourrait avoir l'arrêt du contrat avec l'Australie sur l'emploi.

Coup de massue pour Naval Group. Ce jeudi, l’Australie a mis fin au "contrat du siècle" portant sur la livraison de 12 sous-marins conventionnels pour un montant total de 56 milliards d’euros.

Sur le site de Cherbourg du constructeur naval, particulièrement engagé dans le projet, cette décision a forcément été accueillie avec "déception" par les salariés qui étaient "environ 500 à toucher de près ou de loin au ‘programme Australie’", a expliqué sur BFMTV Vincent Hurel, secrétaire général de la CGT Naval Group à Cherbourg.

Il s’est dit "solidaire" avec les salariés du groupe "qui ont beaucoup œuvré pour que la première phase du contrat arrive à son terme et qui ont fait la démonstration de leurs compétences, de leur savoir-faire en réussissant des jalons particulièrement difficiles pendant la période de Covid et de confinement".

La CGT attend "un plan B pour préserver les emplois"

Bien que déçu, Vincent Hurel dit avoir exprimé une "surprise assez modérée" après l’annonce de la rupture du contrat. Désormais, il espère surtout que cette décision n’aura pas d’impact sur l’emploi: "On rencontre le PDG dans quelques minutes et je peux vous assurer que de notre côté, on ira réaffirmer notre position: il est hors de question que ce soit les salariés qui paient la facture", a-t-il dit.

Le syndicaliste espère avant tout que la "direction a un plan B et un scénario pour préserver les emplois". "J’ose espérer qu’elle mesure les risques quand elle fait cela (signer le contrat) et qu’elle a une solution pour préserver l’emploi et éviter de faire payer le plus lourd tribu aux salariés", a-t-il martelé.

https://twitter.com/paul_louis_ Paul Louis Journaliste BFM Eco