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La SNCF pourrait choisir un fournisseur espagnol pour de nouveaux trains Intercités

CAF France, filiale française du groupe espagnol CAF, possède un site industriel de fabrication situé à Bagnères de Bigorre dans les Hautes Pyrénées. Ce site est dédié à la construction ferroviaire.

CAF France, filiale française du groupe espagnol CAF, possède un site industriel de fabrication situé à Bagnères de Bigorre dans les Hautes Pyrénées. Ce site est dédié à la construction ferroviaire. - CAF

Le constructeur ferroviaire espagnol CAF, qui possède une usine en France, devrait remporter face au groupe Alstom le marché des nouveaux trains qui rouleront sur les lignes Paris-Limoges-Toulouse et Paris-Clermont, indique ce mercredi la lettre spécialisée Mobilettre.

L'État choisira-t-il un rival d'Alstom pour renouveler le matériel roulant sur deux lignes structurantes de chemin de fer que sont Paris-Limoges-Toulouse et Paris-Clermont? Un appel d'offres est en cours pour un marché total de 800 millions d'euros mais un constructeur d'origine étrangère sortirait du lot.

"L'offre de Construcciónes y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF), qui dispose d'une usine française à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), "serait meilleure que celle d'Alstom tant du point de vue technique que du point de vue financier", selon la lettre spécialisée Mobilettre, généralement bien informée. L'industriel CAF, d'origine espagnole, fournit déjà notamment les rames TGV à la Renfe (l'équivalent de la SNCF) en Espagne.

28 rames à fournir et 75 en option

L'appel d'offres, lancé fin 2016 par la SNCF pour le compte de l'Etat, porte sur le matériel roulant des trains d'équilibre du territoires (TET, Intercités) Paris-Toulouse et Paris-Clermont, soit 28 rames auxquelles s'ajouteront éventuellement 75 rames en option, dont 15 pour équiper la transversale Bordeaux-Toulouse-Marseille. Ces liaisons ferroviaires nationales non-TGV sont subventionnées par l'État qui en équilibre les comptes déficitaires (163 millions d'euros en 2017) comme les régions le font avec les trains régionaux (TER) dont elles ont la charge du financement.

"Sur cet appel d'offres passé pour le compte de l'Etat, SNCF ne souhaite faire aucun commentaire, se refusant à démentir ou confirmer cette information", a indiqué un porte-parole du groupe public à l'AFP. "Il s'agit d'un processus en cours, et nous achevons l'examen des résultats qui seront présentés à la rentrée à notre conseil d'administration", a-t-il ajouté.

Le résultat de l'appel d'offre doit être connu à l'automne 2019 sachant qu'il faudra ensuite attendre la livraison des trains.

Frédéric Bergé avec AFP