BFM Business

La Chine dénonce le traitement "inhumain" d'une dirigeante de Huawei détenue au Canada

"Nous pensons que cela est inhumain et que cela porte atteinte à ses droits en tant que personne", a indiqué un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

"Nous pensons que cela est inhumain et que cela porte atteinte à ses droits en tant que personne", a indiqué un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. - Greg Baker - AFP

Le ministère des Affaires étrangères chinois juge "inhumain" les conditions de détention de la directrice financière de Huawei. Celle-ci est soupçonnée par les États-Unis de complicité de fraude pour contourner les sanctions américaines contre l'Iran, qui réclament son extradition.

La Chine a dénoncé lundi le traitement "inhumain" réservé à une dirigeante du géant des télécoms Huawei, Meng Wanzhou, détenue au Canada sur demande américaine, qui dit souffrir de problèmes de santé.

Cette directrice financière du groupe chinois, un des leaders mondiaux des smartphones et des équipements télécoms, a été arrêtée le 1er décembre à l'aéroport de Vancouver. Elle a demandé sa remise en liberté.

Les États-Unis réclament son extradition

Dans une déclaration sous serment, la dirigeante de 46 ans a affirmé être traitée pour des problèmes d'hypertension dans un hôpital canadien. Les États-Unis réclament son extradition car ils la soupçonnent de complicité de fraude pour contourner les sanctions américaines contre l'Iran.

Le journal chinois Global Times, proche du pouvoir, a rapporté, sans citer de sources, "qu'il semble que le centre de détention canadien ne lui offre par les soins de santé nécessaires".

"Nous pensons que cela est inhumain et que cela porte atteinte à ses droits en tant que personne", a indiqué lors d'un point de presse Lu Kang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, en référence aux informations de presse.

J.-C.C. avec AFP