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Hop Hop Hop: "Nos bijoux sont entièrement fabriqués en France"

Clémentine du Pontavice est la créatrice de Hop Hop Hop.

Clémentine du Pontavice est la créatrice de Hop Hop Hop. - DR

Elle a créé sa propre ligne de bijoux après une première vie professionnelle passée dans le secteur de la publicité. Clémentine du Pontavice, fondatrice de Hop Hop Hop, raconte son parcours à BFMBusiness.com.

Clémentine du Pontavice a créé en 2006 sa propre ligne de bijoux, nommée Hop Hop Hop. Elle a accepté de raconter à BFMBusiness.com l'histoire de la création de son entreprise.

> Avant la création: "Mon parcours est atypique"

"J'ai été formée au CELSA, une école de communication et de journalisme. Mon parcours est atypique. J'ai commencé ma vie professionnelle dans une agence de pub, mais je ne me sentais pas à ma place. Alors j'ai décidé de quitter l'entreprise et j'ai effectué un tour du monde. J'ai pris des photos, j'ai écrit... A mon retour, j'ai fait des expositions, vendu mes photos. Un jour, j'ai dû faire face à une urgence, alors j'ai pris les choses en main."

> Le lancement: "J'ai commencé petit"

"J'ai décidé de créer une ligne de bijoux car j'avais l'impression qu'il y avait un créneau à prendre. La première boutique que j'ai démarché a acheté une partie de ma collection. J'ai donc été pendant un an et demi dans une couveuse d'entreprise, puis j'ai créé ma structure en 2006. J'ai commencé petit et les choses se sont faites au fur et à mesure."

> Le financement: "On ne voulait pas me prêter car je n'avais pas de garants"

"J'ai eu de gros soucis pour me financer. Surtout au début. J'ai commencé sans rien et alors que je commençais à vendre mes collections dans des boutiques, je n'avais accès au financement parce j'étais une mère seule avec son enfant. Je me demandais, si les banques ne me prêtent pas à moi, alors que mon entreprise fonctionne bien, au seul motif que je n'ai pas de garants, alors à qui vont-ils prêter? Heureusement, un banquier, qui est aujourd'hui toujours mon banquier, a finalement accepté de me faire confiance."

> Les bijoux: "Ils sont fabriqués en France"

"Aujourd'hui, Hop Hop Hop vend 10.000 bijoux par an. Nous avons un e-shop, nous vendons dans une centaine de boutiques. Quatre personnes travaillent pour Hop Hop Hop. Il y a deux monteuses de bijoux, une personne chargée de l'e-shop, et moi. Les bijoux sont assemblés à Paris, dans notre atelier. Les fournisseurs sont français. 

> L'avenir: "Développer une ligne de foulards"

"A l'avenir, j'aimerais que nous nous développions à l'international. Par ailleurs, on me demande de plus en plus de dessiner. J'ai récemment fait des motifs pour Bompard. On aimerait développer une ligne de foulards, mais aussi une ligne de papeterie pour continuer d'enrichir notre univers. 

Maxence Kagni