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Prix du carburant: une aide aux plus démunis se confirme

Les ménages les moins aisés ne devraient pas voir trop augmenter les prix à la pompe

Les ménages les moins aisés ne devraient pas voir trop augmenter les prix à la pompe - -

Le dispositif gouvernemental limitant la hausse des prix arrive à terme à la fin de ce mois de novembre. Pour la suite, le gouvernement préparerait un plan d'aide pour les ménages les plus modestes. Reportage TV: Mélanie Bertrand et Tiffanie Osswalt.

En décembre, les prix à la pompe pourraient ne pas remonter pour tout le monde. Le mécanisme temporaire qui permettait une baisse de trois à six centimes le litre va échoir à la fin du mois. Jeudi 22 novembre, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a confirmé que le gouvernement planche sur un nouveau dispositif, sans en dire beaucoup plus.

Dimanche dernier, Pierre Moscovici avait déjà indiqué que l’exécutif cherchait à mettre en œuvre une nouvelle mesure qui cible les ménages les moins aisés. Pour le moment le dispositif n’est pas arrêté, mais plusieurs pistes pourraient être explorées.

La première serait de faire bénéficier d’une prime les Français possédant de faibles revenus. Les personnes concernées pourraient être les deux millions de bénéficiaires de la couverture maladie universelle. Une alternative serait d’allouer cette prime aux ménages qui ne sont pas assujettis à l’impôt sur le revenu.

La deuxième option envisagée serait une sorte de "chèque carburant", sur le modèle des chéques restaurant. Le bénéficiaire paierait une partie de ces chèques, tandis que l’autre serait prise en charge par l’Etat et les entreprises.

Total promet de ne pas répercuter la hausse

Cette dernière proposition déplait aux associations de consommateurs. Thierry Saniez, délégué de général de CLCV, estime ainsi que cette mesure "ne répond pas à l’ampleur du problème", car elle cible les déplacements du domicile du salarié vers un son lieu de travail. Or, "le carburant est un dépense contrainte, qui est également utilisée pour aller chercher les enfants à l’école ou encore faire les courses". Il préférerait que le gouvernement plafonne les prix de l’essence à moyen terme.

De son côté, Total a promis de poursuivre ses efforts. Jeudi,son emblématique patron, Christophe de Margerie, a déclaré sur France Inter que son groupe allait s’efforcer de lisser la remontée automatique des prix du carburant, qui surviendrait si le gouvernement ne prend pas de nouvelles mesures. Il a ainsi assuré que son groupe ferait en sorte de ne pas répercuter cette hausse sur les prix.

"On a un système qui permet d'éviter les chocs, c'est-à-dire de ne pas avoir à augmenter ou à baisser soudainement" les prix, a expliqué le PDG de Total. "Donc sur la partie correspondant à la marge de Total, vous n'aurez pas d'impact à la pompe", a-t-il promis.

BFM TV et BFMbusiness.com