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Dossier Alstom: Montebourg à Berlin vendredi

Arnaud Montebourg devrait évoquer l'avenir d'Alstom avec des responsables allemands.

Arnaud Montebourg devrait évoquer l'avenir d'Alstom avec des responsables allemands. - -

Le ministre de l'Economie devrait y évoquer le rachat partiel du groupe tricolore avec des responsables allemands, rapporte l'AFP ce jeudi 8 mai. L'éventuelle offre de Siemens, qui a les faveurs d'Arnaud Montebourg devrait être au coeur des discussions.

Arnaud Montebourg se démène toujours autant pour conserver Alstom dans le giron européen. Le ministre de l'Economie est ainsi attendu à Berlin, vendredi 9 mai, pour évoquer le dossier du rachat du groupe industriel français avec des responsables allemands, rapporte l'AFP ce jeudi, citant une source proche du dossier.

Le déplacement d'Arnaud Montebourg, qui intervient le même jour qu'une rencontre entre le président français François Hollande et la chancelière Angela Merkel dans le nord de l'Allemagne, prévoit "des entretiens économiques et politiques sur le dossier Alstom", selon l'AFP. Une rencontre avec son homologue Sigmar Gabriel a aussi été évoquée par des journalistes allemands.

Le conglomérat allemand Siemens est un candidat potentiel, et possède les faveurs de Paris pour un rachat de la branche énergie d'Alstom. Cette dernière devrait cependant tomber, début juin, dans l'escarcelle du groupe américain General Electric.

Montebourg justifie sa préférence pour Siemens

Le locataire de Bercy a justifié sa préférence pour une opération avec Siemens dans une interview publiée ce jeudi par le quotidien économique Frankfurter Allgemeine Zeitung.

"L'offre de GE n'est pas une offre d'alliance, mais un rachat, une offre qui conduirait à un affaiblissement durable de la branche transport d'Alstom" non concernée par l'offre de reprise de GE, a expliqué le ministre. "A l'inverse, Siemens mise sur une alliance dans le transport sous direction française et dans l'énergie sous direction allemande. Les centres de décisions resteraient en France", a-t-il ajouté.

Siemens a laissé planer le mystère sur ses intentions définitives concernant le français Alstom, préférant se concentrer sur sa stratégie de redressement et des résultats trimestriels jugés satisfaisants. "Nous n'agirons que quand nous saurons ce que nous voulons", s'est contenté de déclarer Joe Kaeser, le patron de Siemens, lors d'une conférence de presse à Berlin.

Y. D .avec AFP