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Bruxelles enquête sur les aides aux entreprises énergivores en Allemagne

Les aides aux entreprises qui consomment le plus d'énergie pour qu'elles vivent plus tranquillement la transition énergétique en Allemagne sont dans le viseur de Bruxelles

Les aides aux entreprises qui consomment le plus d'énergie pour qu'elles vivent plus tranquillement la transition énergétique en Allemagne sont dans le viseur de Bruxelles - -

La Commission européenne a lancé, mardi 17 décembre, une enquête sur les aides dont bénéficient les entreprises allemandes pour supporter le choc de la transition énergétique. Aides qui pourraient être illégales.

La commission européenne va ouvrir une enquête en Allemagne à l'encontre des industriels gros consommateurs d'électricité. Elle veut faire toute la lumière sur le soutien dont ils bénéficient à l'heure où le pays est engagé sur la voie de la transition énergétique. Un soutien qui pourrait violer les règles européennes en matière d'aide publique.

"L'Allemagne veut rester un pays industriel compétitif avec des entreprises compétitives", a encore dit mardi la chancelière allemande, Angela Merkel. Signe que les Allemands ne sont pas décidés à détricoter un dispositif qui a permis aux industriels les plus "énergivores" de supporter le choc de la transition énergétique engagée outre-Rhin pour sortir totalement du nucléaire.

5 milliards d'euros d'aide par an

Le dispositif, instauré il y a plus de dix ans, garantit aux énergies vertes un tarif de vente élevé. Mais ce sont les ménages qui ont supporté la quasi-totalité de la facture. Les entreprises, en revanche, ne payent pas -ou alors à un taux minime- la taxe sur le kilowattheure qui finance le dispositif.

Elles ne financent d'ailleurs pas plus le raccordement au réseau de toutes les installations qui produisent de l'énergie renouvelable. De quoi alléger la facture de bon nombre d'entreprises.

La presse allemande évoque un soutien de 5 milliards d'euros par an. Les industriels ont en tout cas déjà menacé de délocaliser une partie de leurs activités si le gouvernement revenait sur ces exemptions.

Guillaume Paul